Après l'annonce de résultats financiers décevants en 2020, l'action de bpost décrochait à la Bourse de Bruxelles. A l'ouverture ce mercredi, elle perdait près de 23 % de sa valeur. L'année dernière, l'entreprise belge a clôturé l'année sur une perte nette de 19 millions d'euros, à la suite notamment des coûts liés à la vente de la participation de 50 % dans bpost banque à BNP Paribas Fortis fin décembre pour un prix de 141,6 millions d’euros.


Elle enregistrait un bénéfice avant intérêts et impôts (ebit) adapté de 60,5 millions d'euros, en baisse de 12,6 % par rapport à la même période l'an dernier. Sur l'ensemble de l'année 2020, bpost a réalisé un chiffre d'affaires de 4,15 milliards d'euros, soit 8,3% de plus qu'en 2019. Son ebit adapté a atteint 280,6 millions d'euros soit 9,7% de moins qu'un an plus tôt.

Dans un communiqué publié mardi soir, l’entreprise dirigée par Jean-Paul Van Avermaet se montrait prudente au moment d'évoquer l'avenir. Elle mise sur un EBIT ajusté de l’ordre de 265 à 295 millions euros, “ce qui est globalement conforme à 2020, année durant laquelle malgré tous les défis rencontrés, la Covid-19 a eu une influence nette positive sur notre résultat”. Toutefois, il est précisé dans le communiqué qu’“en raison des incertitudes persistantes liées à la Covid-19, la visibilité quant à l’avenir reste limitée et pourrait avoir des répercussions sur les perspectives de 2021”.

Ce n’est que ce mercredi que les résultats seront présentés aux analystes. Xavier Servais, administrateur délégué à la société de gestion Delande&Cie, se montrait néanmoins peu enthousiaste mardi soir. “En opérationnel, les chiffres sont conformes aux prévisions. Par contre, le résultat net négatif n’est pas une bonne surprise. Cela fait pâle figure à côté de Deutsche Post qui affiche ce mardi également un bénéfice net de près de 3 milliards d’euros. De plus bpost se montre prudent pour 2021. L’entreprise belge me paraît bien vulnérable par rapport à la concurrence”, commente-t-il.