Dans son rapport trimestriel dont la publication a été avancée, le groupe explique avoir pâti de l'effet de la crise du coronavirus via "des perturbations de la chaîne d'approvisionnement", ainsi que de la dégradation brutale des conditions de marché dans ses activités dans le civil (environ 15% du chiffre d'affaires).

"La prolongation de la pandémie et la reprise lente affectent principalement les sous-traitants et la fourniture de matériel pour le programme" de l'avion de combat Gripen, fleuron de l'entreprise suédoise, précise Saab.

La perte nette s'est élevée à 371 millions de couronnes (36 millions d'euros) au troisième trimestre, contre un bénéfice de 295 millions à la même période l'an dernier.

Le résultat d'exploitation (Ebit), à -663 millions de couronnes contre un bénéfice de 518 millions un an plus tôt, a été amputé en raison de prévisions ajustées notamment liées au Covid-19, note le groupe, "ce qui a eu une incidence sur le résultat de -1,1 milliard de couronnes au cours du trimestre".

Le chiffre d'affaires est aussi en baisse, de 23% sur un an, à quelque 6 milliards, là où les analystes tablaient sur 7,6 milliards.

Les commandes par rapport au troisième trimestre 2019 sont en revanche en hausse de 8%, à 10 milliards de couronnes.

Les perspectives de croissance des ventes et la marge d'exploitation pour l'ensemble de l'année 2020 n'ont toutefois pas pu être confirmées par le groupe "en raison de la grande incertitude causée par le Covid-19".

"A cause de la pandémie en cours et de la lenteur de la reprise mondiale, Saab voit désormais un risque accru lié aux effets" du virus sur son activité, note le PDG.