Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 1,34% à 27.772,76 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a abandonné 1,57% à 11.154,60 points et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 1,40% à 3.360,97 points.

"J'ai demandé à mes représentants d'arrêter de négocier jusqu'à après les élections", a tweeté Donald Trump, accusant la cheffe des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, de ne pas négocier "de bonne foi".

"Dès que j'aurai gagné, nous voterons un grand plan d'aide qui sera centré sur les travailleurs américains et les petites entreprises", a-t-il ajouté.


Ce coup de tonnerre a fait chuter Wall Street à un peu moins d'une heure de la clôture, alors que les grands indices évoluaient jusque là légèrement en hausse.

L'espoir de nouvelles mesures d'aide était en effet "l'un des moteurs qui avait fait progresser le marché de façon continue pendant les premières séances d'octobre", explique Art Hogan de National Securities.

"Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor (Steven) Mnuchin se sont rencontrés ou ont parlé tous les jours et on était proches d'un accord. Mais sans crier gare, Donald Trump nous annonce que ses négociateurs ont interrompu les discussions avec les démocrates", précise l'expert, pour qui cette décision va porter un coup dur à la Bourse.

Dans un communiqué, Mme Pelosi a regretté que M. Trump fasse "passer son intérêt avant celui du pays, avec la pleine complicité des membres républicains du Congrès."

En décidant de mettre un terme aux négociations, le locataire de la Maison Blanche a aussi pris le contrepied du président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, qui avait plaidé dans la matinée pour des nouvelles mesures de relance.