L'opération porte sur près de 5 % du capital soit 591 millions d'actions, selon des communiqués du gouvernement et de la banque vendredi. La banque a décidé d'en garder une partie en auto-contrôle et d'en annuler la plus grande part, ce qui va légèrement réduire le nombre total ses actions.

Avec cette vente et compte tenu des annulations d'actions, l'Etat voit sa participation passer de 61,7 % à 59,8 % du capital de la banque, l'une des plus importantes du Royaume-Uni et qui s'appelait encore récemment RBS (Royal Bank of Scotland).

Le ministère des Finances estime qu'il s'agit d'une "étape importante" dans le désengagement prévu de longue date des pouvoirs publics.

Troisième vente de ce type

La banque, autrefois tentaculaire et symbole des excès de la finance, a été sauvée de la faillite par l'État lors de la crise financière de 2008. Elle a entrepris depuis une cure d'amaigrissement spectaculaire et un recentrage sur la banque de détail et auprès des entreprises au Royaume-Uni, au prix d'années de pertes financières.

L'opération annoncée vendredi a été réalisée, hors marché, au prix de 190,5 pence (soit 1,9 livre), très loin des 500 pence (5 livres) par action payés lors de la nationalisation qui a coûté au total 45 milliards de livres.

C'est la troisième fois que le gouvernement vend des actions de la banque, après août 2015 (pour 2,1 milliards) et juin 2018 (2,5 milliards).