Vers 21H10 GMT (23H10 à Paris), l'euro perdait 0,01% face au billet vert, à 1,1673 dollar, après quatre séances de baisse d'affilée.

"Beaucoup de la force du dollar relève en fait de la faiblesse de l'euro", a asséné Boris Schlossberg de BK Asset Management, soulignant que la devise européenne pâtissait "de la résurgence du Covid-19 dans la zone euro (...) avec la crainte d'un second confinement".

"Le dollar est fort pour de mauvaises raisons", a-t-il résumé.

"C'est un marché faussement calme qui anticipe des mouvements significatifs après les élections" américaines si le résultat n'est pas connu immédiatement, a encore affirmé l'analyste. "Ce que les devises détestent, c'est bien une vacance du pouvoir", a-t-il averti.

Même son de cloche chez Commerzbank où l'analyste Thu Lan Nguyen a estimé que "le principal facteur (de la hausse du billet vert) rest(ait) la peur d'une seconde vague de virus qui a déjà mené à la réintroduction de restrictions dans certains pays européens, qui risquent d'entraver la reprise économique".

Le Royaume-Uni et la France ont annoncé ces derniers jours de nouvelles mesures pour restreindre la diffusion du coronavirus, notamment sur les heures d'ouverture des bars et restaurants. La ville allemande de Munich a également durci ses restrictions.

Selon Fiona Cincotta, pour City Index, l'attrait du dollar s'explique également par son statut de valeur refuge, qui lui permet de profiter de l'incertitude de la période.

Par ailleurs, les investisseurs ont pris connaissance jeudi du moral des entrepreneurs allemands.

Selon le baromètre IFO, celui-ci est monté à 93,4 points, soit légèrement plus que les 92,6 points du mois précédent.