L'euro était stable lundi face au dollar, au début d'une semaine dominée par la communication des banques centrales.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro perdait 0,006% face au billet vert, à 1,1083 dollar.

La monnaie unique européenne a effacé ses gains aux alentours de 18H00 GMT après avoir évolué en hausse face au billet vert, grâce à des informations de presse selon lesquelles l'Allemagne envisagerait de débloquer une enveloppe de 50 milliards d'euros en cas de crise économique.

"Les autorités allemandes commencent enfin à prendre au sérieux le risque de récession et acceptent de mettre en place des mesures de soutien à l'économie si la situation venait à empirer", a commenté Boris Schlossberg de BK Asset Management.

Le Produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne s'est en effet contracté de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au précédent, selon des données publiées la semaine dernière.

"Toutefois, on ne sait pas quand et comment ce plan va voir le jour ni quelle somme va lui être allouée", s'est interrogé l'expert.

Ce plan pourrait ne pas se matérialiser avant plusieurs mois et il est probable que la Banque centrale européenne ait à agir avant, ce qui pèsera sur l'euro, a ajouté M. Lawler.

Une politique monétaire plus accommodante, destinée à stimuler la croissance, rend la devise concernée moins rémunératrice et donc moins attractive pour les cambistes.

Plus tard dans la semaine, les investisseurs "scruteront attentivement la dernière mise à jour de la communication de la Fed et de la BCE", ont expliqué les analystes de MUFG.

Mercredi, la Réserve fédérale américaine publiera le compte-rendu de sa précédente réunion de politique monétaire, tandis que la BCE fera de même jeudi.

Mais c'est surtout le symposium de Jackson Hole, la grande messe annuelle des banquiers centraux qui se tient aux Etats-Unis en fin de semaine, qui concentrera toute l'attention, ont relevé plusieurs analystes.

"Beaucoup s'attendent à ce que le président de la Fed, Jerome Powell, rassure tout le monde en donnant une vision claire de la santé de l'économie", a souligné Pierre Veyret, analyste pour ActivTrades.