La Bourse de Paris a ouvert en nette progression (+0,94%) lundi après deux semaines de forts gains et grâce à de bons indicateurs en Asie. A 09H00, l'indice CAC 40 progressait de 50,41 points à 5.430,57 points. Vendredi, il avait fini sur un gain de 0,33%, affichant un bond hebdomadaire de 8,45% au terme d'une semaine marquée par l'annonce par les laboratoires Pfizer et Biontech de l'efficacité d'un candidat-vaccin contre le Covid-19.

Le Bel20 (+1,11%), la Bourse de Londres (+0,72%) et la Bourse de Francfort (+0,76%) sont également en hausse à 09H30.

"Les marchés actions conservent leur optimisme. Ils réagissent favorablement ce matin à l'accord de libre-échange signé en Asie, qui exclut les Etats-Unis mais représentera près de 30% de l'économie mondiale", note Tangi Le Liboux, analyste pour le courtier Aurel BGC.

"Des données économiques meilleures que prévu de la Chine nourrissent l'espoir d'une reprise économique", tout comme les "signaux contre le protectionnisme venus d'Asie", affirme Milan Cutcovic, analyste pour Axi.

La consommation en Chine a connu une nouvelle accélération en octobre, avec des ventes de détail au plus haut depuis l'épidémie, ont annoncé lundi les autorités.

Au Japon, le produit intérieur brut (PIB) a rebondi de 5% entre juillet et septembre sur un trimestre, une reprise plus forte que prévue. L'indice vedette de la Bourse japonaise le Nikkei a grimpé de 2,05% lundi.

Les investisseurs ont aussi salué "les rapports indiquant que le PIB japonais du troisième trimestre a rebondi après une chute record au deuxième trimestre" souligne John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

Toujours en Asie, la consommation chinoise a connu une nouvelle accélération en octobre.

La cote parisienne apprécie toujours la tendance de l'élection américaine, dont le résultat est de plus en plus net malgré les contestations du président sortant Donald Trump, et la nouvelle d'un premier candidat-vaccin efficace.

L'agence européenne des médicaments (EMA) prévoit de donner son avis favorable à un premier vaccin contre le Covid-19 "d'ici la fin de l'année" en vue d'une distribution "à partir de janvier", a précisé samedi son directeur.

"Le marché semble désireux d'enjamber la deuxième vague en cours de l'épidémie de coronavirus", selon Hervé Goulletquer, stratégiste de la Banque postale AM. Malgré les confinements en cours, "le message important est que cela ne durera pas" pour les marchés, décrypte-t-il.

Pourtant, "la France est le premier pays européen à avoir avoué à demi-mot qu'un déconfinement total n'aura pas lieu avant les fêtes de fin d'année" relèvent les analystes de Saxo Banque.

Aux Etats-Unis, plus d'un million de personnes ont été contaminées par le Covid-19 en une semaine, un record.