"Les marchés en Europe s'appuient sur les gains de lundi", estime également David Madden, analyste pour CMC Markets.

Ce rebond après la pire semaine en trois mois du CAC 40 parisien ne signifie pourtant pas que la crise est résorbée. "Aucune nouvelle n'explique le déclenchement de la vague d'achats", juge M. Madden.

Il juge que "les courtiers se sont précipités vers des actions relativement bon marché", notamment les valeurs cycliques particulièrement mises à mal lors des séances précédentes.

La situation sanitaire est toujours pesante en Europe, où les mesures de restriction continuent de se mettre en place en Espagne, France, Angleterre...

En raison de la pandémie, l'Arabie Saoudite, pays hôte du G20, a annoncé que le sommet prévu fin novembre se tiendrait virtuellement.

Sur le plan politique, le premier des trois débats entre les deux candidats à la présidentielle américaine Donald Trump et Joe Biden a lieu dans la soirée, et les traders le regarderont avec attention.

Avant cela, "la confiance du consommateur aux États-Unis et en zone euro en septembre seront à l'honneur tout comme l'inflation en Allemagne" pour le même mois, souligne John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

Le point à l'ouverture:

La Bourse de Paris a ouvert en légère baisse mardi (-0,21%). A 9h, l'indice CAC 40 perdait 10,4 points à 4.832,27 points. La veille, il avait grimpé de 2,40%;

A la Bourse de Francfort, l'indice vedette, le Dax30 affichait en baisse (-0,47%) à 12.810,37 points;

Même son de cloche à Londres où le FTSE100 concédait 22,74 points (-0,38%) à 5.905,19 points;

A la Bourse de Bruxelles, le BEL20 plafonnait à 3.241,98 points, abandonnant -0,57 %.