La Bourse de Paris marquait une pause (-0,12 %) au seuil des 6.400 points peu après l'ouverture, campant sur des plus hauts à l'orée d'une séance qui s'annonce calme faute de rendez-vous majeurs à l'agenda. A 09H44 (07H44 GMT), l'indice CAC 40 cédait 6,99 points, à 6.378,52 points. Vendredi, il avait terminé en hausse de 0,45 %, signant un nouveau plus haut en clôture depuis le 7 novembre 2000.

De son côté, le Dax de la Bourse de Francfort était en baisse de 0,16 % à 15 375.47 points, vers 9H55 (7H55 GMT). L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres augmentait faiblement de 0,15 % à 7 140.40 points, tandis que le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles reculait d'un léger 0,15 %, à 4 040.10 points.

"Ce début de semaine s'annonce calme, mais les prochains jours ne devraient pas être beaucoup plus agités", relève Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. "Les marchés européens et asiatiques, pour la plupart, vont sagement suivre Wall Street, qui n'a pas du tout été perturbé par le rapport mensuel sur l'emploi" de vendredi, complète-t-il.

Malgré des chiffres de créations d'emploi décevants aux Etats-Unis le mois dernier, le Dow Jones et le S&P 500 ont atteint de nouveaux records à Wall Street vendredi.

L'économie américaine a créé 266.000 emplois en avril, bien moins que le million attendu par les analystes tandis que le taux de chômage, à 6,1 %, n'a pas reculé, contrairement aux anticipations.

Des données qui ont permis au marché de pousser "un soupir de soulagement", selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, puisque elles calment les craintes d'une surchauffe de l'économie et d'une flambée de l'inflation.

Sur le front sanitaire, l'Europe, Espagne en tête, poursuit son retour progressif à une "vie normale", et laisse planer le doute sur sa stratégie en matière de vaccins après avoir annoncé ne pas renouveler ses commandes d'AstraZeneca, au lendemain de l'annonce d'un nouveau contrat avec BioNTech-Pfizer.

En France, la campagne de vaccination accélère ce lundi avec l'ouverture à tous les plus de 50 ans, même si la prudence reste de mise en raison d'une situation sanitaire toujours "préoccupante" dans l'Hexagone.