Plus que quelques heures avant que Jerome Powell, le patron de la Fed, ne dévoile les prochains points de sa politique économique.

Après dix ans de croissance ininterrompue de l'économie américaine, la Fed devrait rejoindre le camp des banques centrales qui adoptent une politique monétaire accommodante en abaissant les taux d'intérêt pour la première fois depuis 2008.

En matière commerciale, Chinois et Américains sont convenus de se revoir en septembre aux Etats-Unis après des échanges "francs, efficaces et constructifs" mercredi à Shanghai pour tenter d'enrayer leur conflit, en dépit de vives critiques de Donald Trump la veille à l'encontre de Pékin.

Coté bourse, Paris a terminé proche de l'équilibre (+0,14%) ce mercredi, se gardant de toute initiative avant le verdict de la Fed attendu dans la soirée, et malgré des signes encourageants sur le front commercial sino-américain.

"Le CAC 40 amorce une tentative de rebond favorisée par des déclarations positives à l'issue des entretiens (commerciaux) sino-américains et bien sûr dans la perspective de l'amorce d'un cycle de baisse des taux qui pourrait commencer ce soir avec une réduction de 25 points de base aux Etats-Unis", a résumé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

"Ce serait très surprenant que la Fed fasse autre chose que ce que le marché attend majoritairement", selon lui.

Selon la Maison Blanche, la Chine s'est notamment engagée à acheter davantage de produits agricoles américains.

"Par ailleurs, les marchés ont dû encore aujourd'hui arbitrer entre nombre de publications de résultats avec notamment des bons résultats de la part de Vinci, qui pourraient effacer nettement les incertitudes concernant des niveaux de valorisation très exigeants pour en particulier L'Oréal", a poursuivi M. Larrouturou.

Le secteur des banques est quant à lui "largement favorisé aujourd'hui grâce aux résultats de BNP Paribas, qui entraîne dans son sillage Société Générale et Crédit Agricole", a-t-il observé.

Du côté des indicateurs, la croissance en zone euro a ralenti au deuxième trimestre, tout comme l'inflation en juillet, confirmant l'atonie de l'économie malgré le recul du chômage. 

Les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis ont quant à elles nettement rebondi en juillet, et plus que prévu, selon l'enquête mensuelle d'ADP, qui fait toutefois apparaître un recul marqué des nouvelles embauches pour les petites entreprises.