La Bourse de Paris montait ce matin (+0,35 %). A 10H10, l'indice CAC 40 prenait 22,85 points à 6.569,35 points. Jeudi, il avait enregistré un petit repli de 0,26 %.

L'indice Dax de la Bourse de Francfort augmentait faiblement de 0,02 % à 15 574.05 points ce vendredi matin vers 9H50 (7H50 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres performait davantage à +0,57 % à 7 128.30 points, tandis que le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles gagnait 0,27 % à 4 179.72 points.

"La séance du jour, la dernière de la semaine, ne devrait pas être plus agitée que les précédentes", prévoit Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

La Bourse de New York a été peu affectée jeudi par la publication de l'indice des prix à la consommation montrant pourtant une accélération de 5 % de la hausse des prix à la consommation en mai aux Etats-Unis, au plus haut depuis 13 ans.

"Il semble que les investisseurs soient toujours convaincus que la hausse des prix n'est que transitoire et que nous pourrions avoir atteint un pic", explique John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud.

La Banque centrale européenne (BCE), qui a maintenu jeudi son cap monétaire accommodant, juge "prématuré" un resserrement des conditions de financement de l'économie en zone euro afin de ne pas mettre en péril la reprise.

La Fed et la BCE du même avis

Les intervenants de marché n'excluent cependant pas que la BCE commence à parler d'une diminution de son soutien monétaire lors de sa prochaine réunion du 9 septembre.

"Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici septembre" mais pour l'heure "les investisseurs continuent de donner à la Fed le bénéfice du doute", écrivent Frederik Ducrozet, stratégiste et Nadia Gharbi, économiste chez Pictet Wealth Management.

Comme la BCE, la Réserve fédérale américaine (Fed) estime que l'inflation restera temporaire.

Le marché s'attend ainsi à ce qu'elle maintienne elle aussi sa politique accommodante mercredi prochain à l'issue de sa réunion et ne prévoit pas que des discussions sur le ralentissement de ses achats d'actifs n'interviennent avant son symposium de Jackson Hole en août.

Côté statistiques, la Banque fédérale d'Allemagne a relevé en conséquence sa prévision de croissance pour l'année 2021 à 3,7 % et le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 2,3 % en avril, la plus rapide progression mensuelle depuis juillet 2020.