Les marchés européens ont ouvert en légère hausse, apaisés par les baisses de taux annoncées par plusieurs banques centrales, en particulier la Fed, pour limiter les dommages économiques du coronavirus, et tablant sur d'autres soutiens à venir.

"Il semble que les récentes mesures annoncées par les banques centrales, mais également par les gouvernements, aient permis une accalmie temporaire sur les marchés", a ajouté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque..

Mais "l'ambiance peut changer à tout moment", surtout "s'il s'avère que le ralentissement économique provoqué par le virus est plus fort qu'on ne le pensait", a prévenu pour sa part Timo Emden, analyste pour Emden Research.

Emboîtant le pas à la Réserve fédérale américaine, qui avait frappé fort la veille avec une baisse de 50 points de base de ses taux, la Banque du Canada a annoncé une mesure similaire mercredi.

Deux nouveaux décès liés au nouveau coronavirus ont été recensés mercredi sur le sol américain, portant à onze le nombre de morts aux Etats-Unis, où les parlementaires ont accepté de débloquer un budget de plus de 8 milliards de dollars pour endiguer l'épidémie.

Emmanuel Macron et Donald Trump se sont en outre accordés mercredi pour développer au sein du G7 une coordination sanitaire, scientifique et économique afin de lutter contre le coronavirus.

Par ailleurs, "il y a des spéculations concernant un abaissement de taux de la Banque centrale européenne et de la Banque d'Angleterre également", selon David Madden, un analyste de CMC Markets.

Toutefois, prévient M. Dembik, "il ne faut pas être dupe sur la solidité du mouvement haussier en cours. Cette hausse ne traduit certainement pas un retour de la confiance en l'avenir, mais reflète plutôt des rachats à bon compte après des semaines de baisse".

"Nous pensons toujours que la phase de correction n'est pas terminée et sommes très préoccupés par les anticipations des investisseurs à l'égard des banques centrales. Les attentes en termes de baisse des taux dans les prochains mois nous paraissent un brin exagérées", a-t-il relevé.

En Europe, l'Italie, premier foyer du virus sur le continent, a passé mercredi la barre des cent morts (107 morts pour 3.089 cas) et pris des mesures exceptionnelles: toutes les écoles et universités seront fermées à partir de jeudi et jusqu'au 15 mars.

En France, Emmanuel Macron doit réunir jeudi après-midi à l'Elysée les principaux acteurs de la recherche publique et privée engagés dans la lutte contre le coronavirus.

Les pays producteurs de l'Opep et leurs alliés tiennent également une réunion jeudi et vendredi à Vienne, où ils tenteront de s'accorder sur l'ampleur de la réaction à adopter face à l'épidémie de coronavirus qui mine la demande.

Du côté des indicateurs, aucune donnée majeure ne figure à l'agenda de ce jeudi.

Le point à l'ouverture:

  • La Bourse de Paris a démarré légèrement dans le vert (+0,47%) jeudi matin. A 9h, l'indice CAC 40 prenait 25,63 points à 5.490,52 points. La veille, il avait fini sur une nette avance de 1,33%;
  • La Bourse de Francfort ouvrait en légère hausse jeudi, le Dax prenant 0,46%. A 9h15, l'indice vedette prenait