Les indices étaient à nouveau dans le rouge, ce jeudi, à l'ouverture, dans les principales Bourses européennes alors que Wall Street a clôturé, hier, sans direction, toujours à cause du coronavirus.

  • La Bourse de Paris a débuté en fort recul jeudi (-1,98%), lestée par la propagation du coronavirus à de plus en plus de pays et les annonces des conséquences néfastes de l'épidémie sur les entreprises.

A 09H00, l'indice CAC 40 s'enfonçait de 112,83 points à 5.571,72 points. La veille, il avait réussi à finir à l'équilibre (+0,09%).

  • La Bourse de Francfort plongeait à l'ouverture jeudi, le Dax perdant 2,17%, sur un marché toujours plus inquiet des conséquences de l'épidémie du coronavirus sur l'économie mondiale.

A 9H00, l'indice vedette perdait 276,6 points à 12.498,19 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes chutait de 2,04% à 26.572,36 points.

  • La Bourse de Londres chutait de 2,15% jeudi en début de séance, rattrapée une nouvelle fois par la propagation dans le monde de l'épidémie de coronavirus et ses conséquences sur l'économie.

Vers 09H15, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 151,48 points à 6.891,04 points. La veille, il avait timidement rebondi après avoir dégringolé en début de semaine.

Wall Street a pour sa part fini sans direction franche, ne parvenant pas vraiment à se relancer après un début de semaine difficile.

"Les principaux indices américains ont fini de manière extrêmement fébrile hier soir", et "c'est tout d'abord l'arrivée de la maladie en Amérique latine par le Brésil qui a inquiété les investisseurs", a souligné John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

"Pour mémoire, le Brésil est un pays de près de 210 millions d'habitants et des frontières avec dix pays", a-t-il complété.

Et, selon lui, "les indices européens devraient ouvrir en très forte baisse ce matin dans le sillage du rebond avorté des marchés américains. Les investisseurs sont toujours perturbés par l'évolution des informations concernant les évènements liés au coronavirus"

Le président Donald Trump a insisté mercredi soir sur le fait qu'une large propagation du nouveau coronavirus aux Etats-Unis n'était pas inévitable, alors qu'il se propage à travers le monde et que l'Arabie saoudite a suspendu l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à la Mecque.

Le nouveau coronavirus a débarqué plus au sud, en Amérique latine, qui n'avait pas encore été touchée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi ses deux premiers cas. En Europe, Autriche, Suisse, Norvège, Roumanie, Croatie, Macédoine du Nord, Grèce et Danemark sont désormais touchés, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.