Les principales Bourses européennes étaient en hausse ce mercredi à l'ouverture, apaisées par les quelques signes d'amélioration de la crise du coronavirus qui fait vaciller les marchés depuis quelques semaines déjà. Pourtant le patron de la Fed dit craindre des risques pour l'économie mondiale.

  • La Bourse de Paris semblait décidée à poursuivre sur sa lancée haussière (+0,16%) mercredi matin à l'ouverture alors que les inquiétudes autour du coronavirus s'atténuent, le nombre de nouvelles contaminations ralentissant.

A l'ouverture, l'indice CAC 40 prenait 9,49 points à 6.064,25 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,65%.La veille, il avait fini en hausse de 0,65% à 6.054,76 points.

  • La Bourse de Francfort évoluait mercredi en hausse, le Dax gagnant 0,30%, progressant encore après son plus haut historique la veille dans un contexte de reflux des craintes liées au coronavirus Covid-19.

Vers 08H15 GMT, l'indice vedette progressait de 40,49 points, à 13.668,33 points. Le MDax des valeurs moyennes était stable à 28.194,98 points.

"Après avoir atteint un niveau record, la hausse pourrait rapidement se poursuivre", selon Milan Cutkovic, analyste chez AxiTrader. "L'optimisme a nettement augmenté ces derniers jours."

  • La Bourse de Londres a ouvert en nette hausse mercredi (+0,40%) grâce à un apaisement des craintes sur l'épidémie de coronavirus après que les autorités chinoises ont fait état d'un ralentissement du nombre de nouvelles contaminations.

Vers 09H30, l'indice FTSE 100 des principales valeurs prenait 30,24 points à 7.529,68 points.

  • Wall Street a pour sa part terminé proche de l'équilibre hier, le Nasdaq et le S&P 500 ayant franchi de nouveaux records.

"Les marchés boursiers ont progressé hier, semblant considérer que la crise sanitaire en Chine montrait des signes d'amélioration" a estimé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Le nombre de cas confirmés de coronavirus a malheureusement augmenté mais le taux de progression semble ralentir, ce qui suscite les espoirs des investisseurs", a-t-il complété.

Du côté des indicateurs, les investisseurs auront peu de données à se mettre sous la dent.

Ils suivront néanmoins la deuxième audition du patron de la Réserve fédérale Jerome Powell sur la politique et les prévisions monétaires, cette fois devant le Sénat américain.

La veille, devant la Chambre des représentants, M. Powell s'est félicité de l'état de l'économie américaine et d'une politique monétaire adéquate. Il a également évoqué les risques que fait courir le nouveau coronavirus, estimant que l'épidémie "pourrait entraîner des perturbations en Chine avec des répercussions sur le reste de l'économie mondiale".

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a quant à elle souligné devant le Parlement européen que la politique monétaire ne devait pas être le seul moyen de soutenir l'économie, d'autres décisions, qu'il s'agisse de mesures budgétaires ou de réformes politiques, devant aussi jouer leur rôle.