Les Bourses européennes terminent la semaine de façon positive, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis permettent aux investisseurs de se montrer un peu optimistes, même si la prudence reste de mise.

Hier soir, Wall Street fermait dans le vert, un vent d'optimisme qui a également touché les places boursières asiatiques, Tokyo ayant également clôturé dans le vert.

  • La Bourse de Paris a débuté sur une modeste progression (+0,14%) vendredi matin, toujours soutenue par l'espoir d'une issue favorable dans le dossier commercial alors que les négociations entre Pékin et Washington se poursuivent.

A l'ouverture, l'indice CAC 40 prenait 7,9 points à 5.576,95 points. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,27%. Le spectre de négociations positives a donc un impact sur les Bourses, malgré les incertitudes.

"Aucune des deux parties ne semble vouloir désespérément obtenir un accord commercial mais elles sont toutes deux clairement intéressées au fait de progresser, sinon les négociations ne se poursuivraient pas", a relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Sur le front du Brexit, les deux négociateurs en charge du dossier, Michel Barnier et Stephen Barclay, se retrouvent vendredi à Bruxelles autour d'un petit déjeuner pour évaluer les chances de déblocage des discussions, après une semaine tendue et avant un sommet européen crucial.

Par ailleurs, dès l'ouverture à Paris, Publicis s'est effondré de plus de 12% après des résultats décevants

  • La Bourse de Londres était par contre en baisse (-0,47%), plombée par des titres de multinationales qui souffrent du rebond de la livre en raison d'espoirs d'un accord sur le Brexit.

A l'ouverture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 34,09 points à 7.152,27 points.

Le marché britannique était paradoxalement ralenti par le regain d'optimisme des investisseurs sur la possibilité d'obtenir un accord sur le Brexit.

Ces espoirs ont été nourris la veille par une déclaration du Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar estimant qu'un chemin était possible pour trouver un compromis avant la date prévue du Brexit le 31 octobre.

"Il est toutefois difficile de voir comment exactement les responsables vont pouvoir résoudre le problème de la frontière irlandaise" et "l'optimisme pourrait vite s'estomper" si les dirigeants européens ne sont pas convaincus, souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

La livre sterling, baromètre de l'humeur des investisseurs sur le Brexit, a bondi après ces annonces, ce qui toutefois n'était pas une bonne nouvelle pour le marché boursier qui est composé de nombreuses multinationales dont les résultats à l'étranger perdent de la valeur en cas de fermeté de la devise britannique.

  • La Bourse de Francfort évoluait en nette hausse, le Dax gagnant 1,05%, dans un marché stimulé par les déclarations rassurantes de Donald Trump après la reprise des négociations commerciales avec Pékin.

A l'ouverture, l'indice vedette progressait de 127,41 points, à 12.291,61 points. Le MDax des valeurs moyennes prenait de son côté 0,25% à 25.388,23 points.