La Bourse de Paris manquait de direction, après quatre progressions d'affilée, très attentive au marché obligataire.

A 09H35 (08H35 GMT), l'indice parisien lâchait 3,21 points à 6 030,55 points au lendemain d'une hausse de 0,72 % alimentée par des annonces jugées rassurantes de la Banque centrale européenne.

La promulgation du colossal plan de relance de l'économie américaine par le président Joe Biden avait alimenté la hausse des indices à Wall Street la veille. Mais l'attention se reportait à nouveau vendredi sur le taux américain à dix ans qui se rapprochait à nouveau du point psychologique de 1,60 % dépassé la semaine dernière.

Depuis plusieurs semaines, la volatilité du marché obligataire inquiète les investisseurs.

En réponse à la hausse des taux d'emprunts obligataires de la zone euro et à la faiblesse de la reprise économique, la BCE a précisément prévu d'accélérer le rythme de ses achats d'obligations au cours des trois prochains mois.

La BCE a rappelé "qu'elle ne croyait pas à une remontée durable de l'inflation et estime que la hausse de 2021 restera temporaire", commente Patrice Gautry, chef économiste à l'Union Bancaire Privée.

Ailleurs en Europe, la Bourse de Bruxelles se cherchait également une direction, le BEL 20 étant à l'équilibre parfait (+ 0,00 %). A 9H55 (8H55 GMT), la Bourse de Francfort partait en revanche dans le rouge, le DAX cédant 0,45 %. Une tendance similaire était observée à la Bourse de Londres, où le FTSE-100 perdait 0,21 %.