La Bourse de Paris est repartie de l'avant (+0,35 %) ce matin à l'ouverture. A 09H00 (08H00 GMT), l'indice vedette CAC 40 gagnait 21,39 points à 6.076,21 points. La veille, il avait fini à l'équilibre (-0,01 %).

La Bourse de Francfort a pour la première fois de son histoire dépassé le cap des 14.700 points en ouverture, galvanisé après la réunion de la Banque centrale américaine et la flambée du cours du constructeur automobile Volkswagen. A 9H26 (8H26 GMT), l'indice vedette prenait 1,02 % à 14.745,61 points.

L'indice Bel 20 de la Bourse de Bruxelles gagnait pour sa part 0,34 %, à 3 896.89 points vers 9H30 (8H30 GMT). Et à la Bourse de Londres, le FTSE-100 affichait une faible hausse de 0,05 %, à 6 765.77 points.

Comme Wall Street la veille, qui a vu le Dow Jones et le S&P 500 signer de nouveaux records, les indices européens accueillaient favorablement la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"La Banque centrale américaine a très clairement laissé entendre que la progression de l'inflation au-dessus de la cible de 2 % ne va pas entraîner à court et à moyen termes un changement de politique monétaire. C'était certainement le message le plus important à faire passer auprès des intervenants du marché", analyse Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

La Banque centrale américaine, qui a laissé mercredi ses taux inchangés, a révisé en forte hausse ses prévisions 2021 pour la première économie du monde, prenant acte du rebond "récent" de l'activité et de l'emploi grâce à l'accélération des vaccinations.

Elle table sur une croissance de 6,5 % aux Etats-Unis cette année, contre une hausse de 4,2 % anticipée en décembre. Selon elle, l'inflation devrait également accélérer, à 2,4 % cette année, avant de revenir autour de 2 % les années suivantes.

Progression des taux d'emprunt

Après ces annonces, les rendements sur les bons du Trésor américain à 10 ans, qui ont grimpé ces dernières semaines sur les craintes d'une surchauffe de l'économie dopée par les vaccinations et les chèques de relance, ont fait un peu marche arrière. Ils repartaient toutefois en forte hausse ce jeudi, atteignant 1,72 % vers 08H15 GMT, soit un nouveau plus haut depuis fin janvier 2020. Dans leur sillage, les taux d'emprunt européens progressaient également quoique beaucoup plus modestement.

L'agenda de la séance sera dominé par la politique monétaire avec une audition de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devant le Parlement européen. Le président de la Fed Jerome Powell s'exprimera également dans l'après-midi.

La Banque d'Angleterre (BoE) doit en outre annoncer ce jeudi sa décision de politique monétaire, sans changement prévu, mais son discours sera très suivi sur la crainte d'une remontée de l'inflation.

Sur le front sanitaire, l'OMS a recommandé mercredi de continuer à utiliser le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, suspendu par plusieurs pays en raison de possibles effets secondaires, à la veille de l'avis très attendu de l'Agence européenne des médicaments.