La Bourse de Paris regagnait un peu d'entrain ce matin (+0,26 %), après avoir marqué une pause la veille, les investisseurs s'accrochant aux perspectives d'une belle reprise économique alors que les craintes d'emballement de l'inflation semblent s'atténuer. A 09H40, l'indice CAC 40 prenait 16,68 points à 6.406,95 points au lendemain d'une séance peu passionnante à l'issue de laquelle la place parisienne a cédé 0,28 %.

De son côté, l'indice Dax de la Bourse de Francfort grimpait également, de 0,17 % à 15 490.99 points vers 9H35 (7H35 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres augmentait pour sa part de 0,08 % à 7 035.50 points, exactement comme le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles à 4 070.36 points.

"Les craintes liées à l'inflation sont encore à l'esprit des investisseurs mais des responsables de la Fed répètent fréquemment que la montée des l'inflation ne durera pas, ce qui a un effet hypnotique et apaisant sur la tendance", écrit Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. "Par conséquent, la perspective (de l'annonce jeudi) d'un Produit intérieur brut américain robuste (au premier trimestre) devrait nourrir la tendance haussière du marché", estime-t-elle.

Si une croissance vigoureuse est une bonne nouvelle pour les économies, elle suscite des inquiétudes en terme de hausse des prix.

Néanmoins, la série de commentaires rassurants de hauts responsables de la Réserve fédérale américaine, qui continuent de minimiser les risques de pressions inflationnistes, semblent porter leurs fruits: le taux du bon du Trésor américain à dix ans s'est stabilisé après sa récente forte remontée.

"Les investisseurs continuent d'être rassurés par les officiels aussi bien de la Réserve fédérale que de l'institution européenne", la Banque centrale européenne (BCE), selon Saxo Banque.

La question reste néanmoins dans toutes les têtes et l'indice américain des prix à la consommation sera regardé de près lors de sa publication vendredi.

Côté macroéconomie, les bons indicateurs s'enchaînent en Europe. Après le message optimiste sur les perspectives d'activité en Allemagne envoyé la veille par le baromètre Ifo, la France n'était pas en reste: le climat des affaires a fortement progressé en mai pour atteindre un niveau supérieur à celui d'avant la crise sanitaire.

Le moral des ménages s'est aussi amélioré en mai, dans la foulée de l'allègement progressif des restrictions sanitaires, et leur volonté d'épargne a fléchi après avoir atteint un record en avril.