La Bourse de Paris évoluait proche de ses niveaux de la veille (+0,10 %). A 09H45 (07H45 GMT), l'indice phare CAC 40 prenait 6,51 points à 6.557,59 points après trois séances consécutives modérément positives, évoluant à des plus hauts niveaux de plus de 20 ans.

De son côté, la Bourse de Francfort grimpait de 0,1 % avec un Dax à 15 656.13 points, et le FTSE-100 de la Bourse de Londres perdait 0,39 % à 7 067.14 points vers 9H50 (7H50 GMT). L'indice Bel 20 de la Bourse de Bruxelles engrangeait lui 0,35 % à 4 121.76 points. 

"Cette séance devrait ressembler aux précédentes, dans l'attente de l'indice américain des prix à la consommation et des conclusions de la BCE demain", indique Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

Depuis le début de la semaine, les investisseurs restreignent l'amplitude des prises de risque en vue de ces deux rendez-vous. Les marchés boursiers maintiennent toutefois leur trajectoire haussière en dépit des tensions inflationnistes, soutenus par les mesures de relance budgétaire, la politique monétaire accommodante et le rebond économique.

La plupart des intervenants de marché ne s'attendent à aucun changement de politique monétaire immédiat en zone euro mais s'interrogent toutefois sur la durabilité de ce soutien monétaire dans un contexte de montée des prix.

La rapidité de la progression des rendements obligataires, reflet des anticipations d'inflation, avait inquiété les marchés en février et mars mais cette fois, c'est leur baisse qui surprend.

"La position de la BCE sera très surveillée, et notamment le renforcement des conditions financières, suite à la baisse considérable du prix des obligations d'État de la zone euro", soulignent les experts de Vontobel dans une note.

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est revenu pour sa part à 1,52 %, après avoir dépassé 1,77 % fin mars. La reprise économique a fait apparaître d'importantes perturbations du côté de l'offre, qui ont engendré un écart entre l'offre et la demande et fait progresser le niveau des prix. Les investisseurs cherchent à tout prix à savoir si la dynamique de l'inflation est bien transitoire ou persistante.

Au vu d'une statistique chinoise parue mercredi, ils ont de quoi s'inquiéter: "si la hausse des prix à la consommation en Chine reste à des niveaux largement tolérables, les prix à la production bondissent", note M. Le Liboux.

Les marchés auront d'autres éléments d'information avec la publication de l'indice des prix à la consommation pour mai aux Etats-Unis, une donnée cruciale avant une réunion monétaire de la Réserve fédérale (Fed) la semaine prochaine.