"Les marchés restent calmes, avec les négociations sur le plan de soutien européen en ligne de mire", détaille David Madden, analyste de CMC Markets.

Les négociations au sommet européen à Bruxelles, initialement prévues seulement vendredi et samedi, doivent reprendre dans la journée de lundi, faute d'un accord trouvé jusqu'ici.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, médiateur du sommet, doit présenter un nouveau projet de compromis aux capitales.

Le montant des aides accordées sous forme de subventions continue de susciter la discorde, les pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) et la Finlande, souhaitant le faire baisser en deçà des 500 milliards d'euros prévus dans la première proposition.

La journée de dimanche a été marquée par la prise de parole, au dîner, du président français Emmanuel Macron, qui est sorti de ses gonds pour dénoncer la mauvaise volonté et les "incohérences" des frugaux, selon des sources concordantes.

"Le plus vite les 27 pourront se mettre d'accord, le mieux ce sera pour tout le monde, en particulier pour des pays comme l'Espagne et l'Italie, qui ont été durement touchés par la crise sanitaire et dépendent fortement du tourisme", note M. Madden.

La pandémie de Covid-19 pèse toujours sur les marchés. Elle a fait au moins 601.822 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP dimanche à 11H00 GMT.

Sa résurgence depuis quelques semaines aux Etats-Unis, pays le plus touché, représente "le principal risque" pour l'économie américaine, a estimé vendredi le FMI. Elle a déjà entraîné "un ralentissement" dans certains Etats du pays et une "annulation partielle" des décisions de réouverture, de quoi faire dérailler la reprise entamée en mai, constate le Fonds.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin a déclaré que les petites et moyennes entreprises "les plus touchées" par la crise du Covid-19 devraient bénéficier d'un deuxième prêt fédéral, en priorité dans les secteurs du voyage et de la restauration.

Peu d'indicateurs de premier plan seront scrutés par les investisseurs. Ceux-ci ont pris connaissance de la poursuite de la chute des exportations japonaises qui s'est établie à 26,2% en juin.