La Bourse de Paris avançait d'un bon pas (+0,86 %) ce matin, portée par la perspective d'une reprise américaine rapide et forte, sur fond de montée en puissance de la vaccination et du lancement d'investissements massifs dans les infrastructures. A 09H41 (08H41 GMT), l'indice vedette CAC 40 prenait 51,56 points à 6.067,07 points, au lendemain d'une hausse de 0,45 % l'ayant vu finir au-dessus du seuil des 6.000 points.

Du côté de la Bourse de Francfort, vers 9h50 (7H50 GMT), le Dax gagnait 0,64 %, à 14 911.85 points, tandis que le FTSE-100 de la Bourse de Londres faisait quasiment de même avec une hausse de 0,63 %, à 6 783.36 points. Enfin, le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles engrangeait 0,49 %, à 3 904.87 points.

"L'enjeu pour la Bourse de Paris va être de conserver le seuil des 6.000 points (...). Malgré les déboires du secteur bancaire et les inquiétudes à propos de nouvelles mesures de restrictions dans plusieurs pays européens, le CAC 40 affiche une résilience impressionnante", souligne Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

"A court terme, le seul problème majeur est que le marché manque de catalyseurs pour aller plus loin, ce qui pourrait induire au passage une pause dans la rotation vers les valeurs cycliques", complète-t-il.

Le marché obligataire devait également rester au centre de l'attention des investisseurs alors que le taux américain à dix ans a nettement réaccéléré depuis vendredi, dans le sillage de la vente massive d'actions par le fonds d'investissement américain Archegos Capital Management et de l'anticipation de nouvelles dépenses budgétaires massives aux Etats-Unis.

Il évoluait ce mardi matin autour de 1,75 %, après être monté jusqu'à près de 1,76 %, nouveau plus haut depuis fin janvier 2020.

Nouvelles dépenses du gouvernement américain

"Les attentes concernant de nouvelles dépenses budgétaires énormes du gouvernement" américain, cette fois sous la forme d'un vaste plan d'investissements dans les infrastructures, "devraient ajouter aux inquiétudes de voir l'économie américaine en surchauffe, ce qui, en retour, pourrait obliger la Réserve fédérale américaine (Fed) à resserrer sa politique monétaire plus tôt" que prévu, relève de son côté Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Le président américain Joe Biden a également annoncé lundi une accélération de la campagne de vaccination aux Etats-Unis, promettant que 90 % des adultes américains seraient éligibles au vaccin d'ici le 19 avril.

Dans le même temps, la situation continue de se dégrader en France, où le pic du nombre de malades en réanimation de la deuxième vague de Covid-19 a été franchi lundi. Cela n'a pas empêché le moral des ménages français de légèrement rebondir en mars, après deux mois de baisse, illustrant notamment une perception plus positive sur leur situation financière future, selon des données publiées par l'Insee mardi.

Les prix à la consommation allemands ainsi que la confiance des consommateurs (Conference Board) aux Etats-Unis pour mars sont encore attendus.