La Bourse de Paris restait figée sur ses plus hauts niveaux depuis septembre 2000 (-0,09 %) en attendant des statistiques américaines importantes concernant l'emploi et l'activité dans les services.

A 09H50 (07H50 GMT), l'indice phare de la place parisienne cédait 6 points à 6 515,52 points. La veille, le CAC 40 avait terminé au-dessus des 6 500 points, un nouveau record annuel de clôture.

"En dépit de l'anxiété montante sur les pressions sur les prix, les marchés restent toujours plutôt calmes saluant le rebond économique et le flegmatique des banques centrales qui continuent à communiquer sur la poursuite de leur soutien pour encore un temps", observe Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM.

"Le vrai débat sur l'orientation de la politique monétaire n'a pas encore commencé, du moins à la Fed. Il n'empêche que la dernière livraison du Beige Book, montre une intensification des pressions sur les prix", poursuit-il.

Selon une enquête de la Réserve fédérale américaine (Fed) publiée mercredi, les difficultés à recruter limitent la reprise d'activité des entreprises et en incitent certaines à offrir des primes financières et des salaires plus élevés pour attirer les candidats. Si les pénuries de main d'oeuvre persistent aux Etats-Unis, les experts s'attendent à des pressions supplémentaires sur les salaires et donc sur les prix.

A la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 reculait de 0,15 % à 4 085,79 points. La Bourse de Francfort démarrait sur des bases similaires, le DAX cédant 0,18 % à 15 574,77 points. A la Bourse de Londres, peu après l'ouverture, le FTSE-100 lâchait quant à lui 0,67 % pour retomber à 7 060,18 points.