Aux Etats-Unis, Wall Street a terminé en ordre dispersé, mais le Nasdaq, à forte coloration technologique, (+1%) a battu un nouveau record, quand l'indice élargi S&P500 (+0,27%) s'en est approché. L'indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a baissé de 0,31%.

"Les indices européens devraient ouvrir une nouvelle fois sans réelle tendance ce matin", indique John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

La période n'est guère propice à des prises de risque, en attendant la publication mercredi dans la soirée des minutes de la réunion monétaire de la Fed, où les investisseurs espèrent trouver des indications sur les futures décision de la réserve fédérale américaine.

L'attention est concentrée sur les chiffres des nouvelles infections de Covid-19 en Europe, dont la propagation pourrait être combattue par des mesures de restrictions qui affecteraient la vie économique.

Espagne, Italie, France ou encore Allemagne ont "profité d'un rebond de l'économie" depuis les mesures de déconfinement mais "en payent désormais le prix au niveau des nouvelles contaminations", estime David Madden, analyste de CMC Markets.

L'Espagne a ainsi durci les restrictions pour freiner la contagion, étendant à de nouvelles régions la fermeture des discothèques et l'interdiction de fumer dans la rue.

Les secteurs liés au tourisme sont particulièrement touchés, comme l'aérien: le trafic commercial à Paris n'atteignait en juillet pas le quart de son niveau d'il y a un an selon le groupe Aéroport de Paris, gestionnaire des aéroports de Roissy et Orly. La tendance ne semble pas s'améliorer puisque la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a de son côté annoncé une réduction de 20% du nombre de ses vols en septembre et octobre.

Outre-Atlantique, "les analystes redoutent aussi que le rythme de reprise en V de l'économie américaine", c'est-à-dire vers un retour rapide à la situation pré-crise "ne soit que de courte durée."

L'indice mensuel Empire State, l'activité manufacturière dans la région de New York, a certes progressé en juillet, mais bien moins rapidement que le rythme de juin et que celui attendu par les prévisions.

La crainte sur le risque de la croissance est également alimentée par l'absence d'accord en vue sur le plan relance au Congrès américain. Aucune nouvelle discussion n'est encore prévue pour les prochains jours alors que le plan est négocié depuis la fin du mois de juillet.

Les tensions avec la Chine se poursuivent par ailleurs et Washington a durci lundi ses sanctions contre le géant chinois des télécoms Huawei.

Du côté des indicateurs, peu de publications sont attendues. Aux États-Unis, les chiffres des mises en chantier de logements seront révélés en milieu de séance européenne.