La Bourse de Paris était sur la réserve ce matin. A 09H35, l'indice phare CAC 40 cédait 0,14 %, soit 9,19 points à 6.506,47 points. Vendredi, la cote parisienne avait clôturé en petite hausse de 0,12 %.

A la Bourse de Francfort, l'indice Dax était en baisse de 0,18 %, à 15 664.03 points vers 9H30 (7H30 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres augmentait à peine de 0,07 % à 7 073.89 points, tandis que le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles diminuait sensiblement de 0,66 % à 4 060.25 points.

"Les craintes d'une inflation importante et surtout durable se confirment jour après jour et les marchés seront très attentifs à l'indice des prix à la consommation (IPC) aux Etats-Unis, publié jeudi", indique Vincent Boy, analyste chez IG France.

"Cela pourrait être de plus en plus difficile pour (le président de la Fed) Jerome Powell de convaincre les marchés que l'inflation restera passagère et d'éviter de parler d'un ajustement des rachats d'actifs. Surtout si les données de jeudi ressortent au-delà du consensus", estime l'expert.

Le rebond beaucoup plus fort qu'attendu de l'inflation américaine en avril avait déjà perturbé les marchés. Ceux-ci redoutent que la banque centrale américaine décide de limiter tout prochainement son soutien à l'économie en réduisant ses rachats d'actifs, voire en augmentant son taux directeur.

Les créations d'emploi, qui ont été moins importantes que prévu en mai aux Etats-Unis, éloignent le risque d'un tout proche durcissement monétaire, estiment les spécialistes.

Mais les investisseurs s'interrogent sur le calendrier d'un éventuel resserrement monétaire qui pourrait être avancé en cas d'inflation plus persistante que prévu, sachant que la prochaine réunion de la BCE aura lieu ce jeudi et celle de la Fed à la mi-juin.

Les 25 membres du Conseil des gouverneurs de la BCE devraient encore attendre avant de normaliser sa politique monétaire et préserver les taux d'intérêt historiquement bas et les achats massifs de dettes qu'ils ont renforcés au début de la pandémie, selon les observateurs.

Au-delà de ces principaux événements, il sera intéressant d'examiner la réaction des marchés face à la décision du G7 de mettre en place un taux d'impôt mondial de 15 % pour les multinationales. "Cette nouvelle conduit à anticiper des bénéfices moindres pour de nombreuses sociétés, notamment cotées sur les indices américains et pourrait conduire à quelques secousses pour ces dernières cette semaine", anticipe M. Boy.