Les principales places boursières européennes ont ouvert de façon positive après le break de Noël. Une hausse que l'on doit notamment aux derniers propos coté chinois concernant la guerre commerciale avec les Etats-Unis.

  • La Bourse de Londres évoluait en hausse de 0,37% vendredi matin, continuant à gagner du terrain dans un marché qui tourne au ralenti en cette période de fêtes de fin d'année.

Vers 09H30, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 28,30 points à 7.660,54 points.

Le marché britannique, qui rouvrait ses portes après deux jours fériés pour Noël, avait peu de choses à se mettre sous la dent faute d'actualité économique forte et en l'absence de nombreux investisseurs.

Il poursuivait néanmoins son ascension après avoir terminé en hausse lors des dix dernières séances, soit depuis le 11 décembre.

La place londonienne avait salué dans un premier temps la large victoire aux élections législatives des conservateurs du Premier ministre Boris Johnson, ce qui garantissait aux yeux des marchés une baisse de l'incertitude autour du Brexit et une sortie de l'UE comme prévu fin janvier.

Mais très vite, les inquiétudes ont resurgi sur la possibilité d'un Brexit dur à l'issue de la période de transition fin 2020 compte tenu du calendrier très serré pour obtenir un accord de libre-échange avec l'UE.

Ces craintes ont fait plongé à nouveau la livre, ce qui a paradoxalement profité au marché boursier. Toute dépréciation de la devise dope les cours des nombreuses multinationales cotées à Londres et dont les résultats sont réalisés en grande partie dans d'autres monnaies.

  • La Bourse de Paris a rouvert avec pondération (+0,17%) avec d'un côté l'espoir d'une signature imminente d'un accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine et de l'autre une statistique japonaise morose.

A l'ouverture, l'indice CAC 40 gagnait 10,4 points à 6.039,95 points. Mardi, à l'issue d'une séance écourtée, il avait fini sans direction à 6.029,55 points, un niveau non égalé depuis 12 ans. La place parisienne était restée fermée mercredi et jeudi.

  • La Bourse de Francfort évoluait en hausse, le Dax gagnant 0,41% dans un marché soutenu par les signaux en vue d'une signature prochaine d'un accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine.

Peu après l'ouverture, l'indice vedette prenait 55,2 points à 13.356,13 points lors de l'avant-dernière séance de l'année. Le MDAX des valeurs moyennes reculait quant à lui de 0,10% à 28.517,87 points.

"Les nouvelles positives concernant la finalisation de l'accord de phase 1 entre les États-Unis et la Chine continuent de susciter l'optimisme", note Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

Le marché tire aussi son élan des États-Unis où la Bourse des valeurs technologiques Nasdaq a dépassé les 9 000 points pour la première fois de son histoire.

De son côté, Wall Street a battu une nouvelle fois un record jeudi, poursuivant sa tendance haussière de la fin d'année, le Nasdaq ayant même dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 9.000 points.

"Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin, après de nouvelles informations en provenance de Pékin, cette fois-ci, concernant les relations commerciales sino-américaines", prédisaient d'ailleurs les experts de Mirabaud Securities Genève (MSG).

"Un porte-parole du ministre chinois de l'Agriculture a en effet affirmé que la Chine était toute proche de signer la Phase 1 avec les États-Unis. Rien de véritablement nouveau, mais cela pousse les investisseurs à ne surtout pas rester vendeurs en cette fin d'année", précisent-ils.

Les deux puissances mondiales sont convenues en décembre d'une trêve dans leur surenchère de taxes douanières, en attendant la signature d'un accord préliminaire, qui pourrait être signé dès le mois de janvier.

Mais la phase 2, qui reste à négocier, s'annonce particulièrement délicate car elle concerne les transferts de technologie.

"La question que se posent maintenant tous les investisseurs est de savoir si après une année d'une telle intensité, il est possible que la progression se poursuive en 2020", estiment les experts de MSG.

Le rythme de croissance mondial l'an prochain dépendra en grande partie du bras de fer commercial engagé par le président américain Donald Trump avec la Chine.