La Bourse de Paris progressait doucement (+0,17 %), évoluant à un niveau historique même si les investisseurs, inquiets de l'inflation, limitaient leurs prises de risque. A 09H50 l'indice CAC 40 grappillait 10,90 points à 6.554,72 points. Lundi, la cote parisienne a clôturé en hausse de 0,43 % et atteint un plus haut de clôture depuis septembre 2000, à l'issue d'une séance peu animée.

L'indice Dax de la Bourse de Francfort perdait lui 0,08 % à 15 665.01 points vers 10H10 (8H10 GMT), tandis que le FTSE-100 de la Bourse de Londres gagnait 0,14 % à 7 086.94 points. Pour sa part, le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles augmentait faiblement de 0,15 % à 4 115.73 points. 

"Les marchés restent à des niveaux qui ne semblent pas refléter le degré de scepticisme de nombre d'investisseurs", constate Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. Une situation qui "s'explique toujours par l'abondance des liquidités qui circulent", selon lui.

Une situation qui pourrait bien s'estomper si les banques centrales réduisent leur soutient monétaire, au cas où l'économie commence à surchauffer. L'inflation reste le principal indicateur de cette surchauffe et donc la principale préoccupation des investisseurs qui tentent d'anticiper les futures décisions de politique monétaire des banques centrales.

Les investisseurs devraient rester prudents et limiter les prises de risque avant deux événements majeurs prévus jeudi: la publication de l'indice des prix à la consommation du mois de mai aux Etats-Unis, et la réunion de la Banque centrale européenne.

Peu avant l'ouverture mardi, les investisseurs ont pris connaissance de la production industrielle allemande, qui a baissé de 1 % en avril par rapport à mars, plombée par un net recul du secteur automobile. Le déficit commercial de la France s'est encore creusé en avril, pour atteindre 6,2 milliards d'euros, sous l'effet d'une reprise plus marquée des importations que des exportations.

Au Japon, le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 1 % au premier trimestre, selon des chiffres révisés publiés mardi.

Autres indicateurs à l'agenda du jour: le taux de chômage définitif de la zone euro au premier trimestre, de nouveaux chiffres sur le PIB de la zone euro sur les trois premiers mois de l'année, un rapport JOLTs sur les emplois vacants aux Etats-Unis en avril et la balance commerciale américaine d'avril.

Déjà anticipés et intégrés par les investisseurs, ces indicateurs ne devraient pas provoquer de grands mouvements sur les marchés financiers.