La Bourse de Paris reculait de 0,91 % dans les premiers échanges ce jour. Vers 09H15, l'indice parisien perdait 52,90 points à 5.777,75 points, au lendemain d'une clôture à l'équilibre (+0,01 %).

Les autres marchés européens affichaient également une tendance baissière en début de matinée ce vendredi. A la Bourse de Francfort, le Dax lâchait 1,10 % à 9H50 (8H50 GMT), à 13 901.72 points. A la Bourse de Londres, le FTSE-100 perdait 1,15 % à 6 574.51 points. Enfin, l'indice vedette de la Bourse de Bruxelles, le Bel 20, chutait de 1,43 %, à 3 753.26 points.

Une forte tension est de nouveau intervenue hier sur le rendement des bons du Trésor américains à dix ans, qui a clôturé au plus haut depuis un an à 1,56 %. Les investisseurs ont jugé peu rassurante une prise de parole du patron de la Banque centrale américaine Jerome Powell, balayant les craintes inflationnistes.

Inquiète, Wall Street a chuté, le Dow Jones perdant 1,11 %, le Nasdaq 2,11 % et le S&P 500 1,34 %.

"S'il s'agissait de tester la sensibilité des marchés à l'approche du prochain FOMC (la réunion de politique monétaire, NdlR) des 16 et 17 mars, c'est chose faite. Ceux-ci sont, à l'évidence, dans l'attente d'action", réagit Véronique Riches-Flores, du cabinet Riches Flores Research.

Malgré le sentiment d'inquiétude ambiant, la situation est pour l'heure loin d'être alarmiste, tant sur les taux d'intérêt, toujours à des niveaux très bas historiquement, que sur les reculs boursiers récents.

L'indice CAC 40 reste en hausse de 4 % depuis le début de l'année et Wall Street est globalement stable depuis le 1er janvier, sauf l'indice Nasdaq qui perd 1,28 % après une hausse de 43 % en 2020.

Traditionnellement surveillé, d'autant plus depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19, le rapport mensuel américain sur l'emploi pourrait donner une toute autre direction au marché dans l'après-midi.