La Bourse de Paris évoluait au-dessus des 6.300 points. A 09H22, l'indice CAC 40 avançait de 33,43 points à 6.321,76 points. La veille, la cote parisienne avait clôturé en légère hausse de 0,14 %, après un retournement de tendance insufflé par l'ouverture à la hausse de Wall Street.

De son côté, le Dax de la Bourse de Francfort affichait +0,14 % à 15 221.51, vers 9H55 (7H55 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres grimpait de 0,60 % à 7 005.25 points, et l'indice vedette Bel 20 de la Bourse de Bruxelles augmentait légèrement de 0,15 % à 4 038.33 points.

L'économie sortant de l'immobilisme grâce aux vaccinations contre le Covid-19, l'optimisme semble reprendre le dessus sur les craintes liées à l'inflation.

Mais au vu d'une hausse plus forte que prévu des prix à la consommation et des prix de gros en avril, les opérateurs de marché continuent de s'interroger sur la durée du regain d'inflation qui accompagne la reprise économique aux Etats-Unis.

"Cette augmentation plus forte que prévu signale que nous aurons probablement encore 2 ou 3 mois de marques d'inflation élevée ce qui place la Réserve fédérale américaine face à un problème puisque de plus en plus d'opérateurs deviennent nerveux et se demandent si les effets de base pourraient ne pas expliquer la totalité de la pression à la hausse sur les prix", observe Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

"Si personne ne laisse entendre que la Réserve fédérale cherche à relever ses taux, la force des chiffres pose la question de savoir si la Fed a besoin de racheter autant d' obligations qu'elle ne le fait chaque mois", dans le cadre de son soutien à l'économie, poursuit-il.

Sur le plan des statistiques, les chiffres mensuels des ventes au détail pour avril aux Etats-Unis dévoileront "l'état d'esprit du consommateur américain au moment où l'économie américaine rouvre plus largement et où les gens recommencent à voyager", souligne M. Hewson.

Danone pâtit d'une note d'analyste

Le titre souffrait (-1,40 % à 56,89 euros) d'une dégradation de recommandation par Goldman Sachs à "vendre" contre "neutre".