La Bourse de Paris était stable (+0,01%) peu après une ouverture en hausse. L'indice CAC 40 prenait 0,56 point à 5.662,99 points vers 09H20, au lendemain d'une clôture en baisse de 0,78%.

La Bourse de Francfort évolue à l'équilibre, dans un marché sans impulsions, faisant une pause après des niveaux records alors que la pandémie de coronavirus ne cesse d'occuper les esprits. Vers 08H50 GMT, l'indice vedette reculait de 0,38 point, à 13.936,28 points. Le MDax des valeurs moyennes prenait de son côté 0,37%, à 31.218,07 points.

La Bourse de Londres oscillait autour de l'équilibre en début de séance. L'indice FTSE-100 des principales valeurs reculait de 0,11% à 6.791,78 points vers 08H45 GMT.

Le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles est affiché à +0,01 %, à 3 710,62 points.

"Les investisseurs restent confrontés à cet équilibre pas spontanément stable entre des 'lendemains qui chantent' et une réalité présente compliquée", analyse Hervé Goulletquer, stratégiste chez La Banque Postale AM.

Les statistiques des cas positifs au Covid-19, qui dépassent désormais les 90 millions recensés, s'affolent dans le monde, en raison de mutations plus contagieuses du virus. Dans ce contexte, les campagnes de vaccination massive ne suffiront pas à garantir une immunité collective en 2021, a averti l'OMS.

"Les impulsions manquent, et le marché fait donc une pause", note Milan Cutkovic, analyste chez AxiTrader. "Le drama politique à Washington freine un peu l'envie d'acheter." D'autant plus que "les récentes prises de bénéfices étaient logiques après les gains et n'ont pas besoin d'élément déclencheur" particulier, ajoute Andreas Lipkow, de Comdirect.

L'incertitude est également grande aux Etats-Unis avec "un Donald Trump qui, de façon délibérée ou non, s'ingénie à rester sur le devant de la scène et, ce faisant, à brouiller les perspectives", note Hervé Goulletquer. De quoi gâcher un peu l'enthousiasme sur le front budgétaire avec la perspective d'une relance massive par le futur président Joe Biden, une bonne humeur qui s'était reflétée sur les indices la semaine dernière.

Or, même sans Donald Trump, la perspective de plusieurs centaines de milliards de dollars versés aux entreprises et à la population américaine a fait naître des craintes d'une hausse de l'inflation sur le long terme. Cette inflation pourrait à terme se traduire par un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), une perspective qui ne réjouit pas les investisseurs.