La Bourse de Paris faisait preuve de prudence à l'ouverture (-0,14%) avec un flot de résultats à digérer et des craintes de dérapage de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice vedette CAC 40 lâchait 8,09 points à 5.757,75 points au lendemain d'un repli de 0,36 %.

Après l'ouverture vers 9H40 (8H40 GMT), la Bourse de Francfort baissait légèrement, le Dax perdant -0,04 %. La Bourse de Londres faisait de même avec un indice FSTE-100 à - 0,22 % tandis que l'indice Bel 20 de la Bourse de Bruxelles lâchait le plus, soit 0,39 %, à 3 822.84 points.

Les craintes d'une résurgence de l'inflation aux Etats-Unis se sont traduites cette semaine par la remontée des rendements obligataires. La dernière remontée des taux d'intérêt obligataires "maintient pour le moment les marchés en haleine et alimente un certain attentisme", analyse Saxo Banque.

"Une hausse rapide et non maîtrisée des taux pourrait avoir des conséquences sur les politiques accommodantes en place et perturber la marche tranquille des marchés actions", ajoute la banque.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a assuré hier qu'elle maintiendrait ses taux très bas pour soutenir l'économie jusqu'au retour du plein emploi et continuerait à inonder les marchés de liquidités via des rachats d'actifs mensuels à hauteur de 120 milliards de dollars.

"Il n'est toutefois pas certain que ce soit suffisant pour mettre un terme aux craintes des marchés financiers concernant un bond de l'inflation qui obligerait la banque centrale à réagir en urgence via une hausse des taux", estime Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

D'autant que les derniers chiffres américains faisant état d'un bond des ventes au détail et des prix à la production en hausse ravivent les anticipations d'inflation. Et ils "alimentent le débat sur la taille inutilement massive du plan Biden", prévu à 1.900 milliards de dollars, observe Tangi le Liboux, analyste chez Aurel BGC.