La Bourse de Paris a ouvert sur une note stable (-0,05%). A 09H00, l'indice CAC 40 lâchait 3,19 points à 5.468,29 points. Lundi, la place parisienne avait poursuivi son ascension (+1,70%) jusqu'à des plus hauts depuis mars, portée par les résultats favorables du vaccin anti-Covid du laboratoire Moderna.

Le BEL20 ouvre à l'équilibre (+0,08%), tout comme La Bourse de Francfort, le Dax grignotant 0,01%.

Par contre, la Bourse de Londres a ouvert en légère baisse sur des prises de bénéfices après s'être envolée la veille. Le FTSE 100 cédait 0,34% à 6.399,31 points vers 08H45 GMT.

Les investisseurs reprennent leur souffle après une semaine de forte progression des Bourses alimentée par les avancées en termes de vaccins des laboratoires Pfizer et BioNTech puis celles de Moderna et Johnson & Jonhson lundi. L'enthousiasme qui a suivi l'annonce retombait un peu.

"Malgré tout l'optimisme sur les différents candidats vaccin, le fait est qu'aucun ne sera disponible pour effacer les problèmes auxquels nous faisons face maintenant à l'heure où nous entrons dans un long et difficile hiver", entre confinements, crise économique et mortalité en forte hausse, remarque Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 1.319.561 morts dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles et le Royaume-Uni est le pays le plus touché d'Europe avec près de 52.000 décès.

"Cette répétition des avancées en matière sanitaire éclaircit et rend plus favorables les perspectives économiques à quelques trimestres", commente Hervé Goulletquer, stratégiste chez LBPAM.

Ce qui n'empêche pas les marchés de compter sur les banques centrales pour qu'elles poursuivent leur politique accommodante afin de soutenir l'économie.

"Il est de plus en plus certain que des deux côtés de l'Atlantique les banques centrales vont annoncer de nouvelles mesures" car "les mois en cours vont rester compliqués en termes de croissance", observe M. Goulletquer.

La pandémie a provoqué une contraction de l'activité sans précédent en 2020.

Des deux côtés de l'Atlantique, il faudra sans doute attendre l'été 2021 pour un retour à la normale, avec une proportion élevée de la population vaccinée et on ignore encore la durée de la protection conférée par une vaccination.

Face à ce défi, le président élu américain Joe Biden a exhorté lundi le Congrès à voter "rapidement" un nouveau plan d'aide à l'économie, toujours fragilisée par les limitations de l'activité en raison de la crise sanitaire.

"Si nous partons du principe que le monde (...) aura prochainement à sa disposition les armes pour en finir avec l'épidémie d'ici à l'été prochain, est-ce que nous pouvons en conclure que les perspectives économiques sont pour autant flamboyantes?", s'interrogent les experts d'Aurel BGC.

"En 2021, les Etats européens ne vont pas rattraper les pertes de richesses accumulées cette année. Au-delà, quid du potentiel de croissance?", poursuivent-ils.