La Bourse de Paris gagnait 0,38%, peu après une ouverture en baisse vendredi, au terme d'une semaine où l'indice CAC 40 a encore grimpé, porté par la perspective d'un vaccin contre le Covid et d'un plan de relance aux Etats-Unis. L'indice parisien avançait de 20,60 points à 5.495,26 points vers 09H25 (08H25 GMT), au lendemain d'une clôture en baisse de 0,67%. Sur la semaine, le CAC 40 prenait pour l'heure 2,13%.

La Bourse de Francfort évoluait également hausse après une baisse à l'ouverture, (+0,13%). Le Bel20 est également en hausse (+0,28%), tout comme la Bourse de Londres (+0,15%).

Wall Street avait de son côté terminé in extremis en hausse jeudi, dans le sillage de la reprise des négociations au Congrès américain pour tenter de trouver un compromis sur un nouveau plan d'aide économique: le Dow Jones a pris 0,15%, le Nasdaq 0,87% et le S&P 500 0,39%.

"Il est heureux que les discussions semblent reprendre" entre les deux partis après un blocage ayant duré des semaines juste avant l'élection présidentielle américaine, signale Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK.

De quoi redonner un peu d'allant aux principales places financières européennes qui terminaient elles-aussi la semaine dans le vert globalement: +0,11% à Francfort, +0,20% à Londres, +0,12% à Madrid mais -0,03% à Milan.

Elles affichent elles-aussi de très fortes performances sur le mois, entre 13% et 23%, dans le sillage de l'élection présidentielle américaine et des annonces de candidats vaccins efficaces contre le Covid-19.

Sur le projet développé par l'alliance Pfizer/BioNTech, une demande d'autorisation en urgence devrait être déposée ce vendredi aux Etats-Unis, selon le secrétaire américain à la Santé Alex Azar.

L'UE pourrait donner son feu vert à partir de mi-décembre aux vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech, a annoncé de son côté jeudi la présidente de la Commission européenne.

Il est "possible" d'obtenir une autorisation et une distribution du vaccin durant le mois de décembre, tant aux USA que dans l'UE, a assuré pour sa part le fondateur de BioNTech, Ugur Sahin, dans un entretien à l'AFP.