La Bourse de Paris a ouvert dans le vert (+0,32%) jeudi, en l'absence des marchés américains fermés pour célébrer la fête nationale de Thanksgiving. A 9H00, l'indice CAC 40 avançait de 18,09 points à 5.589,38 points. La veille, la cote parisienne avait fini en petite progression de 0,23%.

La Bourse de Francfort suit le mouvement parisien et ouvre en légère hausse (+0,14%). Quant au Bel20, il se distingue par une ouverture dans le rouge (-0,15%), tout comme la Bourse de Londres (-0,18%).

"Wall Street est fermé (...), il faut donc s'attendre à des marchés européens sans grande impulsion aujourd'hui", estime Milan Cutkovic, analyste pour Axi. Les volumes et la volatilité s'annoncent faibles en raison de cette fermeture. Aucune statistique américaine ne sera donc publiée. 

"Les indices ont désormais tendance à progresser en toutes circonstances, quand il n'y a pas de nouvelles, quand elles sont bonnes ou même mauvaises", observent les experts d'Aurel BGC.

La Bourse de New York rouvrira vendredi pour une séance écourtée de "Black Friday", mais "certains traders et investisseurs basés aux Etats-Unis vont prendre un jour de congé" pour un weekend prolongé, souligne David Madden, analyste pour CMC Markets.

Côté sanitaire, la perspective de commencer une campagne de vaccination à la fin de l'année aux Etats-Unis et début 2021 en Europe se rapproche.

"L'épidémie n'est plus un sujet pour les Bourses mais elle l'est pourtant dans la réalité", soulignent les experts d'Aurel BGC.

Tandis que plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni ont prévu de desserrer les mesures de restrictions sanitaires à l'approche des fêtes de fin d'année, l'Allemagne va les maintenir jusqu'à début janvier et va réclamer à Bruxelles l'interdiction des séjours de ski en Europe jusqu'au 10 janvier.

Les marchés, qui ont plus tôt dans le mois intégré avec allégresse les premières annonces des fabricants sur l'efficacité de leur vaccin, un an seulement après l'apparition du Covid-19, sont déjà en quête d'un nouvel élan et comptaient sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie.

Nouvelles initiatives en vue?

"La décision du secrétaire au Trésor américain de ne pas prolonger les programmes d'urgence de soutien à l'économie au-delà de la fin d'année pourrait inciter la banque centrale américaine à faire plus dès sa réunion de décembre", écrit Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Après celui de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi, c'est au tour de la Banque centrale européenne de rendre public le compte-rendu de sa réunion de politique monétaire d'octobre.

Les "minutes" de la Fed publiées mercredi ont appris aux investisseurs qu'elle souhaitait ajuster "assez rapidement" son programme de rachats d'actifs, afin de donner un coup de pouce à la croissance.

"Les participants du FOMC ont mis en garde sur le besoin d'un stimulus gouvernemental pour maintenir à flot l'économie américaine", complètent les experts d'Aurel BGC.

Sur le tableau des valeurs, l'informatique profitait du nouveau record du Nasdaq la veille: STMicroelectronics avançait de 2,32% à 32,70 euros, Worldline de 1,28% à 77,44 euros et Atos de 0,84% à 74,66 euros.

Sur le SBF 120, Pierre et Vacances baissait de 3,06% à 14,25 euros, ayant décuplé sa perte nette annuelle sur un an tandis que l'exercice 2020-2021 s'annonce encore "affecté par cette deuxième vague de l'épidémie".

Europcar était catapulté (+5,32% à 1,21 euro) par un accord de principe concernant la restructuration de sa lourde dette.