Les Bourses européennes ont ouvert en baisse jeudi, dans un marché indécis face au coronavirus et aux tensions géopolitiques.

La Bourse de Paris a débuté dans le rouge (-0,35%). A 09H00 (07H00 GMT), l'indice CAC 40 perdait 17,67 points à 4.978,30 points. La veille, il avait gagné 0,88%.

La Bourse de Francfort évoluait quasiment à l'équilibre, le Dax cédant 0,03%. Vers 07H20 GMT, l'indice vedette reculait de 3,41 points, à 12.378,73 points. Le MDax des valeurs moyennes prenait de son côté 0,31% à 26.288,16 points.

La Bourse de Londres a ouvert en légère baisse sur des prises de bénéfices avant des annonces de la Banque d'Angleterre, qui pourrait prendre de nouvelles mesures de soutien monétaire pour aider l'économie à se remettre de la pandémie. L'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 0,36% à 6.230,77 points vers 08H00 GMT.

"Des tensions géopolitique et un nombre croissant d'infections de Covid-19 font monter la perception du risque sur les marchés mondiaux", notent les analystes de DakaBank.

Par ailleurs, les investisseurs "vont surtout s'intéresser aux chiffres américain sur le marché du travail", selon Andreas Lipkow, analyste chez Comdirekt.

"La question de la propagation du coronavirus continue d'inquiéter les investisseurs, avec le spectre de plus en plus prégnant d'une nouvelle vague", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Avec l'ouverture progressive des frontières, des foyers épidémiques risquent d'apparaître un peu partout dans le monde", a-t-il poursuivi.

Même si "à ce jour, la pandémie est contrôlée dans la plupart des pays européens, à l'exception du Royaume-Uni. Elle est en revanche très loin d'être sous contrôle aux Etats-Unis, au Brésil, en Russie et en Inde" et elle reste, selon lui, un facteur de baisse "potentiel majeur pour les marchés à court et à moyen terme, en tout cas tant qu'il n'y aura pas de vaccin."

La Chine et l'Inde affrontent une expansion inquiétante du nouveau coronavirus, qui poursuit en revanche son reflux en Europe où se multiplient les signes d'un retour à la normale y compris dans le sport, mais fait encore des ravages au Brésil.

A Pékin, la situation épidémique est jugée "extrêmement grave" par les autorités, faisant craindre une nouvelle vague de contaminations. 137 personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière dans la mégapole de 21 millions d'habitants.

Du côté des indicateurs, les investisseurs suivront avec intérêt la publication des demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis pour vérifier si la lente décrue se poursuit.

Outre-Atlantique, l'indice d'activité manufacturière de Philadelphie est aussi au programme.

Une décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre est également attendue.