La Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,35%. A 9H00, l'indice CAC 40 gagnait 19,55 points à 5.577,97 points. La veille, il avait fini en franche hausse (+1,21%) à 5.558,42 points.

La Bourse de Londres gagnait du terrain (+0,48%). Vers 08H30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 31,02 points à 6.463,19 points.

Les investisseurs essaient "de regarder loin à l'horizon, espérant un rebond économique plus rapide qu'anticipé par les économistes en 2021 sous l'effet de l'enclenchement dès les premières semaines de janvier d'importants programmes de vaccination des deux bords de l'Atlantique", commente Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"D'ici là, il faudra que le marché résiste aux à-coups de la transition présidentielle aux Etats-Unis, à l'absence de plan de relance coordonné du Congrès et au risque de shutdown (NDLR: mise à l'arrêt du gouvernement fédéral par manque de financement de l'Etat)", le 11 décembre, souligne l'expert.

La pandémie a causé des ravages sur l'économie mondiale, les restrictions d'interactions sociales mises en place pendant plusieurs mois ayant sabré le bilan des entreprises et fait bondir le chômage.

Toutefois, le soutien des banques centrales a été sans précédent et les investisseurs considèrent qu'ils pourront compter encore sur leur politique monétaire accomodante.

Les banques centrales doivent se montrer "innovantes" et "audacieuses" mais elles ne peuvent lutter seules contre la crise économique mondiale, a souligné mardi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, relevant le "rôle fondamental" des politiques de soutien budgétaire des gouvernements.

"Quasiment chaque jour, les banquiers centraux s'évertuent à répéter qu'ils se tiennent prêts à agir de nouveau, notamment lorsqu'il s'agit de la Banque centrale européenne", observe M. Dembik.

Par conséquent, souligne-t-il, "le risque de forte baisse du marché est de manière surprenante très faible alors que les économies européennes et les Etats-Unis s'engouffrent dans une nouvelle phase de contraction de l'activité".