La Bourse de Paris faisait preuve de prudence à l'ouverture (+0,13 %). A 09H00, l'indice CAC prenait 6,94 points à 4.980,46 points. La veille, la place parisienne avait clôturé en nette baisse (-1,59%).

La Bourse de Francfort évoluait en hausse, le Dax gagnant 0,85%. Vers 07H24 GMT, l'indice vedette progressait de 109,78 points, à 13.078,11 points. Le MDax des valeurs moyennes prenait de son côté 0,12%, à 27.244,29 points.

La Bourse de Londres évoluait en hausse de 0,50%. Vers 07H20 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 29,46 points à 5.959,76 points.

Mardi, jour de reprise de la Bourse de Wall Street après un week-end prolongé, les marchés ont été lestés, comme en fin de semaine dernière, par la chute des grandes valeurs technologiques américaines.

"La chute des technologies américaines, la baisse du pétrole, le spectacle navrant du Brexit avec le Royaume-Uni qui menace de ne pas respecter un accord capital signé il y a quelques mois seulement et la suspension des essais cliniques sur l'un des vaccins les plus prometteurs contre le coronavirus (...) pèsent sur le moral des Bourses", égrènent les experts d'Aurel BGC.

Mais "jusqu'à présent les indices européens, qui évoluent dans un corridor de plus en plus étroit, ont bien résisté aux secousses depuis le début du mois", observent-ils.

Ni la suspension des essais cliniques d'un des vaccins expérimentaux les plus avancés, développé par Oxford et AstraZeneca, dans la nuit de mardi à mercredi, ni les rapports tendus entre la Chine et les Etats-Unis ne semblent perturber outre mesure les investisseurs.

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont refait surface après des propos de Donald Trump sur la volonté des Etats-Unis de découpler l'économie américaine de l'économie chinoise, selon plusieurs analystes.

"La situation actuelle sur les marchés actions reste encore perçue par beaucoup de gérants comme une décrue bienvenue qui va permettre aux acheteurs qui ont raté le mouvement haussier post-Covid d'entrer sur le marché", analyse Christopher Dembik chez Saxo Banque.

Même si les incertitudes concernant les valorisations des technologies américaines sont susceptibles de "rester sur le devant de la scène" il n'en reste pas moins que "le moteur de hausse de l'année 2020 des marchés actions, à savoir les banques centrales accommodantes, est toujours là", fait-il valoir.

Jeudi, la Banque centrale européenne ne devrait pas modifier sa politique monétaire accommodante dans un contexte de faiblesse de l'inflation et de pandémie de Covid-19 en Europe.

Côté statistiques, les prix à la consommation en Chine ont connu en août un léger tassement à +2,4% sur un an, conformément aux prévisions des analystes interrogés par l'agence d'information financière Bloomberg.