La Bourse de Paris reculait de 0,48 % à l'ouverture, affectée par l'annonce d'une croissance chinoise à son plus bas niveau en plus de quarante ans, au début d'une semaine chargée, entre BCE et investiture de Joe Biden aux Etats-Unis.

A 09H00, l'indice vedette CAC 40 perdait 26,84 points à 5.584,85 points. Sur l'ensemble de la semaine dernière il avait abandonné 1,67 % plombé par un regain d'inquiétude concernant la crise sanitaire.

La Bourse de Francfort évoluait en baisse, le Dax cédant 0,24 % dans un marché s'attendant à un nouveau resserrement en Allemagne des mesures contre la pandémie et manquant d'impulsion alors que la Bourse américaine va rester fermée. Vers 08H08 GMT, l'indice vedette reculait de 33,50 points, à 13.754,23 points. Le MDax des valeurs moyennes lâchait de son côté 0,06%, à 31.016,90 points.

Le sujet du confinement en Allemagne va lui revenir au devant des discussions alors qu'"un nouveau resserrement des mesures relatives au coronavirus et de nouvelles restrictions pour l'économie allemande sont envisagés", ajoute l'analyste.

Aussi, "la lenteur de la campagne de vaccination en Europe et les nouvelles variantes du virus stoppent les velléités d'achat des investisseurs qui prévalaient encore en début d'année", s'inquiète Milan Cutkovic, analyste chez Axi.

La Bourse de Londres était proche de l'équilibre en début de séance (-0,07 %), hésitante en ce jour férié aux Etats-Unis et toujours préoccupée par la propagation de la pandémie. Vers 08H30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 4,81 points à 6.730,90 points.

Le marché britannique prenait peu de risques à l'orée d'une journée marquée par la fermeture des places américaines du fait d'un jour férié.

"Après un solide début d'année, les investisseurs adoptent une approche plus prudente", note Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Il évoque la publication de données économiques moroses, le début de la saison des résultats d'entreprises, l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, prévue mercredi, ainsi que l'annonce de son plan économique.

Mais l'analyste insiste surtout "sur les développements autour du Covid-19". Les marchés craignent que les mesures de restrictions adoptées dans de nombreux pays d'Europe pour contenir le virus retardent la reprise économique espérée grâce aux vaccins.