La Bourse de Paris a ouvert en baisse de 0,49%, attendant avec nervosité le début des élections pour le Sénat américain dans l'État de Géorgie, tandis que de nouvelles mesures de restrictions sanitaires sont prononcées en Europe. A 9h00, l'indice CAC 40 reculait de 27,36 points à 5.561,60 points, tandis qu'il avait fini en hausse de 0,68% la veille.

La Bourse de Londres évoluait en hausse en début de séance (+0,41%), malgré le nouveau confinement strict mise en place en Angleterre pour enrayer la propagation rapide du virus. Vers 08H30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 26,78 points à 6.598,66 points.

La Bourse de Francfort a ouvert en baisse, le Dax cédant 0,25% dans un marché sur la retenue avant un scrutin crucial aux Etats-Unis et le prolongement des restrictions sanitaires en Allemagne pour lutter contre la propagation du Covid-19. Vers 08H06 GMT, l'indice vedette reculait de 34,88 points à 13.691,86 points. 

La Bourse de Bruxelles quant à elle baissait ce matin de 0,12 %, avec un indice vedette BEL 20 à 3.659,870 points.

L'élection des deux derniers sénateurs aux Etats-Unis, ceux de l'Etat de Géorgie, occupe l'esprit des investisseurs. Le résultat "pourrait grandement changer le paysage politique au Congrès américain pour les années à venir", estiment les analystes de Saxo Banque.

"Une victoire des démocrates risque également d'être interprétée par les investisseurs comme un signal supplémentaire que l'inflation va être de retour cette année, sous l'effet d'un nouvel accroissement des dépenses fiscales", poursuivent les analystes de Saxo Banque.

Par ailleurs, la propagation du Covid-19 en Europe entraîne de nouvelles mesures de restrictions. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé lundi soir le reconfinement total de l'Angleterre, avec fermeture des écoles, jusqu'à la mi-février. Dans le même temps, l'Allemagne où montent les critiques contre une campagne de vaccination jugée trop lente, s'apprête à prolonger ses restrictions contre la pandémie de Covid-19.

"C'est pourquoi la patience est désormais également de mise en bourse", relève Milan Cutkovic, analyste chez Axi, mais il est "peu probable que l'évolution actuelle ralentisse la reprise des actions".