Ce mercredi, les places boursières européennes affichaient un recul lors de la clôture. De Paris à Londres, les baisses enregistrées par Wall Street, le risque d'un Brexit dur et les récentes déclarations de Donald Trump faisant craindre un regain des tensions dans le conflit commercial sino-américain, ont rendu les investisseurs frileux.

Wall Street s'orientant à la baisse, les indices européens voyaient leurs pertes croître en fin de séance. L'indice Bel 20 a abandonné 0,64% ce mercredi. La Bourse de Londres terminait pour sa part en baisse de 0,55%, dans un marché prudent face à la montée du risque de Brexit dur, avec l'arrivée attendue d'un nouveau Premier ministre au 10, Downing Street la semaine prochaine.

De son côté, après deux jours de hausse consécutifs, Paris affichait un recul de -0,76%, inquiète d'un possible regain de tension dans le conflit sino-américain après des propos peu encourageants de Donald Trump. "Le marché grimace aussi face aux propos de Donald Trump, qui a dit qu'un accord commercial n'était pas près d'être obtenu. Il pourrait passer à l'acte en augmentant à nouveau les droits de douane", a commenté auprès de l'AFP Philippe Cohen gérant de Kiplink Finance.

"Il y a toujours cette épée de Damoclès sur l'accord commercial sino-américain, on ne sait pas à quelle échéance cela va aboutir", a ajouté M. Cohen, avant de poursuivre : "Les Chinois jouent la montre, ils savent que plus le temps passe, plus Trump est sous pression car il est en campagne. Il ne faut pas que son économie se dégrade trop s'il veut se présenter devant les électeurs avec un bilan flatteur".

Même son de cloche à Francfort, où le Dax a cédé 0,72% ce mercredi. La saison des bilans, en particulier aux États-Unis, n'a guère donné de nouvelle impulsion, les chiffres des grandes banques américaines se sont avérés mitigés et ont fait reculer Wall Street mardi. En outre, les échanges européens font l'objet d'un ralentissement estival, "les investisseurs restent prudents et la place américaine ne donne pas l'impulsion nécessaire", a commenté Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.