La Bourse de Paris a démarré la séance en hausse de 0,52 % après une forte progression la semaine dernière, continuant à miser sur un puissant stimulus budgétaire américain au moment où la situation sanitaire offre des motifs d'optimisme.

L'indice vedette CAC 40 prenait 29,42 points à 5.688,68 points à 9H00 (8H00 GMT), après avoir gagné sur l'ensemble de la semaine passée 4,82 %, sa meilleure performance hebdomadaire depuis novembre.

"Les démocrates ont été galvanisés par les chiffres de l'emploi pour le mois de janvier, un peu moins bons que prévu" pour pousser leur projet de relance budgétaire, souligne Hervé Goulletquer, stratégiste pour La Banque Postale AM, en référence aux statistiques de l'emploi pour janvier diffusées vendredi.

Le président américain Joe Biden a promis vendredi d'"agir vite" face aux difficultés économiques, et la secrétaire au Trésor Janet Yellen a affirmé dimanche qu'elle espérait un retour au plein emploi en 2022 si ce plan de sauvetage était approuvé.

En jeu, un plan de soutien de l'économie américaine de 1 900 milliards de dollars attendu par les investisseurs dans le monde comme l'un des piliers de la relance de l'économie mondiale.

Sur le front sanitaire, les acteurs du marché observaient également une accalmie sur le front des contaminations au Covid-19, en décélération pour la troisième semaine consécutive et atteignant leur niveau le plus bas depuis fin octobre.

Les campagnes de vaccinations progressent parallèlement, entraînant une timide amélioration en Israël où le pays vient de s'engager dans un déconfinement après avoir vacciné près de 40 % de sa population.

L'optimisme était également de mise du côté de la Bourse de Francfort. A 9H30 (8H30 GMT), le DAX s'offrait une poussée de 0,60 %. La Bourse de Londres se reprenait également après une fin de semaine difficile, le FTSE-100 grappillant 0,31 %.