Les marchés européens ont ouvert timides ce jeudi, les yeux toujours rivés sur les informations concernant l'épidémie de coronavirus.

  • La Bourse de Paris a débuté à l'équilibre (-0,10%) jeudi, reprenant son souffle au lendemain d'un record annuel, les yeux toujours rivés sur les informations concernant l'épidémie. A 9h, l'indice CAC 40 perdait 6,07 points à 6.105,17 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,90%;
  • A Bruxelles , l'indice vedette, le BEL20, a lui aussi ouvert à l'équilibre (+0,016 %) à 4139,94 points;
  • A Francfort , le DAX 30 ouvrait à l'équilibre ce jeudi (-0,091 %), à 13 776,42 points.

" Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin malgré les interventions de la banque centrale chinoise et de la publication de Minutes de la Fed décrivant une économie américaine vigoureuse ", a relevé John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

" C'est bien évidemment les craintes concernant le développement du coronavirus qui inquiètent toujours ", a-t-il ajouté, alors que deux Japonais ayant effectué une croisière sur un navire "contaminé" sont décédées.

La Chine a annoncé jeudi une baisse spectaculaire des nouvelles contaminations au coronavirus mais la situation se complique au Japon avec le décès de ces deux ex-croisiéristes du navire Diamond Princess placé en quarantaine.

La commission nationale (ministère) de la Santé a fait état de 114 décès supplémentaires en Chine en 24 heures, ce qui porte à 2.118 le nombre total de morts au niveau national (hors Hong Kong et Macao). Mais elle a surtout annoncé un nombre de nouvelles contaminations (394) en forte baisse.

Pékin a par ailleurs encore poussé les feux en matière de soutien à l'économie avec une baisse d'un dixième de point d'un de ses taux d'intérêt de référence.

Le compte-rendu de la dernière réunion de la BCE est attendu après celle de la Fed mercredi soir.

Du côté des indicateurs, le moral des consommateurs allemands devrait légèrement reculer en mars face au coronavirus, selon le baromètre GfK publié jeudi.

L'inflation française en janvier tout comme, outre-Atlantique, l'indice d'activité manufacturière de Philadelphie pour février sont aussi attendus.

Titres en action:

Axa : Malgré des catastrophes naturelles coûteuses et près de trois milliards d'effets exceptionnels, l'assureur a enregistré en 2019 un bond de 80% de son bénéfice net, soutenu par une hausse généralisée de ses activités.

Accor : Le sixième groupe hôtelier mondial a dégagé un bénéfice net en 2019 meilleur qu'anticipé par le marché, mais il a fait part de ses difficultés en Asie-Pacifique.

Schneider Electric a connu une nouvelle année record en 2019, avec un bénéfice net en hausse de 3,4% et une bonne tenue dans tous ses secteurs d'activité.

Airbus a enregistré des commandes record en 2019 pour ses avions de ligne mais ses activités spatiale et de défense font grise mine, conduisant le groupe européen à annoncer la suppression de 2.362 postes dans sa division spécialisée.

Air-France-KLM a annoncé un bénéfice net en recul de 31% pour 2019, plombé par le carburant et le fret aérien et aborde 2020 avec la menace du coronavirus dont l'impact est estimé d'ici avril entre 150 et 200 millions d'euros.

Bouygues : Le géant du BTP a subi un recul de son bénéfice net en 2019, après des éléments exceptionnels l'ayant gonflé un an plus tôt, mais signe des performances solides et meilleures que prévues grâce aux télécoms.

Eramet : Le groupe métallurgique et minier a subi une perte nette en 2019, en raison notamment d'une baisse du prix du minerai de manganèse.

Nexans : Le fabricant de câbles a accusé une perte nette de 118 millions d'euros en 2019, à comparer à un bénéfice de 13 millions l'année précédente, pénalisé par des charges de restructuration.

Gecina : Le groupe immobilier a maintenu le niveau de son bénéfice l'an dernier, mais table à nouveau sur un recul cette année.

Vallourec a poursuivi son redressement en 2019, porté par la reprise des marchés Pétrole et Gaz et table pour 2020 sur une nouvelle amélioration.

Lisi : L'équipementier a vu son bénéfice net reculer une nouvelle fois en 2019 de 24% en raison de charges liées à des changements de périmètre, mais a renoué sur l'année avec la croissance de ses ventes.