Les Bourses européennes ouvrent en hausse vendredi, portées par les espoirs de reprise économique, tout en continuant de surveiller la situation face au risque d'une deuxième vague épidémique.

La Bourse de Paris a ouvert en hausse (+0,78%). A 09H00, l'indice CAC 40 prenait 38,78 points à 4.997,53 points. La veille, il avait fini en recul de 0,75%.

La Bourse de Francfort évoluait en hausse, le Dax gagnant 0,54%. Vers 07H05 GMT, l'indice vedette avançait de 66,18 points, à 12.347,71 points. Le MDax des valeurs moyennes était quasiment à l'équilibre, cédant 0,03% à 26.192,59 points.

La Bourse de Londres a ouvert en légère hausse grâce à des ventes de détail meilleures qu'attendu au Royaume-Uni, un signe encourageant pour la reprise de l'économie à l'orée de son déconfinement. L'indice FTSE 100 prenait 0,33% à 6.244,85 points vers 07H45 GMT.

Nouvelle poussée des infections au coronavirus en Chine et nouvelles menaces du président américain Trump de "couper tous les ponts" avec la Chine : "les incertitudes se sont à nouveau accentuées ces derniers jours et aucun scénario économique clair ne se dessine", commente Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

"Les marchés restent toujours bien orientés (...), malgré les risques importants de seconde vague, ou en tout cas d'accélération du nombre de cas liés au coronavirus", observe Vincent Boy, analyste chez IG France.

"La séance pourrait être calme alors que peu de statistiques sont attendues et le compte rendu de la réunion des dirigeants de la zone euro cet après-midi ne devrait pas conduire à une décision immédiate sur l'aide de la Commission européenne", ajoute-t-il.

Toutefois, une volatilité est plausible avant des échéances qui arrivent à leur terme sur des contrats d'options et des contrats à termes (journée dite "des quatre sorcières").

Point fort de la séance, les 27 pays membres de l'Union Européenne vont discuter d'un plan de relance de 750 milliards d'euros annoncé en mai, qui marquerait une étape historique dans la construction européenne.

Aucune annonce décisive n'est attendue pendant cette réunion, mais un accord est espéré avant fin juillet afin que plan entre en vigueur en 2021.

"Plusieurs lacunes apparaissent dans le plan de relance: une grande partie des sommes débloquées ne seront versées qu'en 2023-24, ce qui paraît tardif au regard de l'urgence de la crise, et des dissensions majeures subsistent sur la répartition qui sera faite entre prêts et subventions", tempère Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La perspective évoquée d'un accord en juillet prochain reste, pour l'expert, "un scénario particulièrement optimiste, sachant au demeurant qu'il n'y a aucune pression exercée par le marché sur les chefs d'Etat et de gouvernement pour agir vite, du fait de l'action décisive de la Banque centrale européenne", venue régulièrement à la rescousse de l'économie du Vieux Continent.

Les chiffres hebdomadaires américains d'inscription au chômage ont à nouveau déçu jeudi mais la bonne surprise est venue de l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) repassée dans le vert en juin grâce à la réouverture de l'économie.

Les marchés actions sont tiraillés depuis plusieurs séances entre les signes encourageants de reprise économique et les craintes de résurgence épidémique.

Les ventes au détail ont fortement rebondi en mai au Royaume-Uni (+12%) bénéficiant d'un début de déconfinement, après une chute record de plus de 18% en avril. La dette du pays a dépassé les 100%, une première depuis 1963.