La Bourse de Paris redressait la tête (+0,47 %), après avoir nettement baissé la veille sur fond de nouvelles restrictions pour lutter contre la pandémie et de vaccination poussive, qui font craindre un rebond économique retardé.

A 09H30, l'indice parisien gagnait 25,65 points à 5 498,01 points, au lendemain d'une forte baisse de 1,57 %.

"Va-t-on réussir à faire en sorte que l'activité économique à la fois ne soit pas trop pénalisée en début d'année et entreprenne le rebond tant attendu à partir du printemps? On continue de l'espérer, mais la prudence est de mise. D'où des investisseurs moins 'preneurs de risques'", résume Hervé Goulletquer, stratégiste chez La Banque Postale AM.

La patience des populations est éprouvée par une pandémie qui, depuis un an, les prive de libertés. Les restrictions se maintiennent ou se durcissent alors que la vaccination s'est enclenchée il y a un mois, mais à un rythme qui fait polémique, en particulier en Europe.

Outre-Manche, les statistiques n'étaient guère plus encourageantes : le taux de chômage britannique est monté à 5 % pour les trois mois achevés fin novembre contre 4,9 % à fin octobre.

En outre, "les investisseurs commencent de plus en plus à douter que le plan de relance du gouvernement américain puisse voir le jour avant la mi-mars", selon John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud.

Joe Biden a en effet estimé lundi que les négociations avec les élus républicains du Congrès sur ses mesures d'urgence de 1 900 milliards de dollars pourraient durer encore deux semaines.

Le titre EDF, qui a perdu près de 16 % lundi après des informations de presse faisant état d'un enlisement des discussions avec Bruxelles concernant le projet de réorganisation "Hercule", regagnait un peu de terrain (+2,44 % à 10,71 euros).