La Bourse de Paris progressait de 0,69% lundi pour revenir proche des 5.000 points. A 9H20 (7H20 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 34,49 points à 4.999,56 points. Sur l'ensemble de la semaine passée, il avait cédé 0,76%.

La Bourse de Francfort évoluait en hausse, le Dax gagnant 1,03%. Vers 07H24 GMT, l'indice vedette progressait de 132,45 points, à 12.975,11 points. Le MDax des valeurs moyennes prenait de son côté 1,41%, à 27.281,53 points.

Si les marchés américains sont fermés en raison d'un jour férié, "les débats vont porter sur la capacité de Wall Street à poursuivre sa hausse", interrompue brutalement en fin de semaine, selon Tangi le Liboux, analyste pour le courtier Aurel BGC.

"Il n'est pas impossible que des écarts importants soient enregistrés dans les prochains jours, en particulier si le marché des dérivés", d'où sont partis les nets mouvements de recul, "nécessite d'être assaini", poursuit le spécialiste.

Avant le renversement de tendance vendredi, la Bourse de Paris avait favorablement accueilli les bons chiffres de l'emploi américain, avec une nouvelle baisse du chômage. Il s'établit désormais à 8,4% dans la première économie du monde. Pourtant, les créations d'emplois ont été moins fortes que prévu.

Les autres marchés mondiaux sont ouverts. Les investisseurs ont déjà pu prendre connaissance d'un premier indicateur: les exportations de la Chine ont fortement progressé en août (+9,5% sur un an) selon les douanes, un signe positif pour la reprise dans le premier pays touché par la pandémie de Covid-19.

A l'inverse, les importations chinoises ont été à la peine, se repliant de 2,1% sur un an, symptôme d'une demande fragile.

Rendez-vous de la BCE jeudi

Principal événement de la semaine, la Banque centrale européenne se réunit jeudi. L'institution de Francfort doit faire face aux conséquences persistantes de la pandémie, à l'inflation toujours atone et à la pression d'un euro fort.

"Elle n'aura certainement pas d'autre option que celle d'adopter un ton ultra-accommodant et de laisser la porte ouverte à de nouvelles mesures de soutien qui devraient être annoncées d'ici la fin de l'année" estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Sur le marché du jour, "les investisseurs pourraient être tentés de se rabattre sur les valeurs européennes considérées comme plus cycliques" et les plus touchées par la crise, selon John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud Securities.