Les Bourses européennes ouvrent en léger recul mercredi, marquant le pas après une envolée lundi dans un contexte d'incertitudes lié à la pandémie de coronavirus.

La Bourse de Paris a fait ses premiers pas en territoire négatif (-0,53%), après avoir déjà marqué le pas la veille, la prudence s'imposant faute de nouveaux catalyseurs à même d'alimenter le rebond de lundi. A 09H00 (07H00 GMT), l'indice CAC 40 abandonnait 23,54 points à 4.434,62 points. La veille, il avait fini en repli de 0,89%.

La Bourse de Francfort évoluait en baisse, le Dax cédant 0,68%. Vers 07H35 GMT, l'indice vedette reculait de 75,26 points, à 11.000,03 points. Le MDax des valeurs moyennes était en baisse de 0,73% à 24.021,01 points.

La Bourse de Londres a ouvert en baisse dans la foulée de son recul de la veille, les investisseurs réagissant notamment au brusque ralentissement de l'inflation au Royaume-Uni. L'indice FTSE-100 des principales valeurs cédait 0,44% à 5.974,22 points à 07H55 GMT.

"Faute de nouvelles positives fraîches", les marchés boursiers "ont connu une journée relativement calme hier par rapport aux mouvements très impressionnants enregistrés lundi", a résumé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets UK.

"Sur le plan de la pandémie, l'euphorie constatée lundi sur les marchés financiers, suite à la publication de résultats encourageants du vaccin à l'étude de Moderna s'essouffle, car il semblerait que ceux-ci manquent de détails", a estimé pour sa part Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

"Selon certains experts, les résultats ne permettent pas de confirmer l'efficacité de la molécule alors que seulement 8 personnes ont montré des signes positifs quand l'échantillon en comptait 45", a-t-il complété.

Du côté des indicateurs, l'inflation a brusquement ralenti en avril au Royaume-Uni à 0,8% contre 1,5% en mars, en grande partie à cause de la chute des prix de l'énergie et de l'essence, a indiqué mercredi le Bureau national des statistiques (ONS).

Les prix à la consommation pour avril sont également au menu en zone euro, de même que la confiance des consommateurs pour mai.

Outre-Atlantique, ce sont les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui occuperont les investisseurs après la clôture des marchés européens.

Le compte-rendu "ne devrait toutefois pas apprendre grand-chose de nouveau aux opérateurs de marché", même si ces derniers surveilleront "toute référence aux taux négatifs" puisque, "pour la première fois, (ils) anticipent que la Fed mette en place un tel dispositif vers fin 2020-début 2021", a relevé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Entendu mardi par la commission bancaire du Sénat, le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a une nouvelle fois souligné le risque du chômage de longue durée et martelé que la Fed ferait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter des faillites en pagaille, et permettre à l'économie de se relever.