Les intervenants de marché reviennent à davantage de prudence concernant les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

"Les investisseurs s'interrogent sur la prochaine étape des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine", après une hausse récente des marchés en raison d'espoirs d'accord, souligne Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Plusieurs déclarations et informations de presse ont laissé penser qu'un accord commercial partiel pourrait être signé bientôt, ce qui serait une bonne nouvelle pour les investisseurs qui craignent les répercussions de ces tensions entre les deux grandes puissances économiques sur la croissance mondiale.

"Il était inévitable de voir un peu de consolidation au moment où les investisseurs se demandent s'ils n'ont pas été trop optimistes", renchérit Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Bonne ambiance

"L'ambiance dans les salles de marché reste bonne", relève Milan Cutkovic, analyste chez AxiTrader, "presque trop bonne si l'on prend en compte que la hausse actuelle intègre déjà une fin du conflit commercial sino-américain".

Certes "aucun accord n'a encore été signé", mais la majorité des investisseurs estime que "cela va arriver sous peu", ajoute-t-il.

Ces derniers ont également été surpris par le rebond des commandes industrielles allemandes en septembre, alors qu'une stagnation était attendue.

Titres en action

Marks and Spencer bondit. La chaîne de magasins, sortie du FTSE-100 en septembre, a publié des résultats un peu meilleurs qu'attendu, profitant d'un certain dynamisme dans l'alimentaire, alors que ses activités dans l'habillement continuent de souffrir.

Mothercare s'envole de plus de 40%! L'enseigne de produits pour bébés, dont le titre également coté en dehors du FTSE-100 reste proche de ses plus bas, a confirmé mardi soir avoir placé ses activités britanniques sous le régime des faillites, entraînant la fermeture de 79 magasins et menaçant 2.500 emplois.

Le titre du producteur d'acier inox Aperam montait de plus de 7% mercredi matin à la Bourse de Paris, fort d'un excédent brut d'exploitation et d'un bénéfice net ressortis au-dessus des attentes au troisième trimestre, malgré des conditions de marché difficiles.

L'équipementier sportif Adidas a confirmé ses objectifs annuels après une légère baisse sur un an de son bénéfice net et de sa marge opérationnelle au troisième trimestre, pendant que ses ventes ont progressé plus vite que prévu.

Le groupe automobile BMW a publié mercredi un bénéfice net en hausse de 11,5% sur un an au troisième trimestre, à 1,5 milliard d'euros, aidé par une base de comparaison favorable en 2018 et des ventes en hausse malgré des "conditions difficiles".

Le titre Wirecard subit des prises de bénéfices après un troisième trimestre florissant, qui a amené le fournisseur de services de paiement a s'attendre mercredi à une forte croissance de son bénéfice opérationnel (EBITDA) pour l'année 2020, en le situant entre 1,0 et 1,2 milliards d'euros. Le groupe bavarois a confirmé par ailleurs s'attendre pour l'année en cours à un EBITDA entre 765 et 815 millions d'euro.