Les Bourses européennes sont indécises pour démarrer la semaine, marquées par le rebond de l'épidémie aux Etats-Unis qui menace la reprise de l'économie après la période de confinement.

La Bourse de Paris a commencé la semaine en baisse de 0,46%. A 09H00, l'indice CAC 40 perdait 22,41 points à 4.887,23 points. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,18%, soit un recul de 1,40% sur la semaine.

La Bourse de Francfort évoluait en hausse, le Dax prenant 0,57% après un départ hésitant et malgré la montée des inquiétudes sur la propagation de la pandémie de Covid-19, aux Etats-Unis comme en Chine. Vers 07H15 GMT, l'indice vedette gagnait 69,0 points, à 12.1589,40 points, après avoir ouvert à l'équilibre. Le MDax des valeurs moyennes progressait quant à lui de 0,59% à 25.772,62 points.

"Les craintes d'une reprise beaucoup plus lente, car les taux d'infection continuent d'augmenter dans un certain nombre d'États américains (...), devraient également peser sur les marchés" hors des États-Unis, résume Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Dimanche, la pandémie a franchi deux caps symboliques: celui du demi-million de morts et des dix millions de cas d'infection, selon un comptage effectué par l'AFP. Ce bilan ne reflète en outre qu'une fraction du nombre réel de contaminations, qui ne sont pas toujours détectées.

Elle progresse aux États-Unis, notamment en Californie, au Texas et en Floride. Ces États ont été contraints de réinstaurer des mesures de restriction sur la vie quotidienne: le gouverneur du Texas a suspendu la levée des mesures de déconfinement et la Floride a dû fermer ses bars.

"Le seuil" des contaminations "à atteindre pour un nouvel arrêt généralisé des économies reste très élevé", nuance M. Hewson pour qui "les dommages déjà causés" aux économies par les confinements "ont probablement mis un terme" aux idées d'une nouvelle mise en place de ces mesures.

Par conséquent, poursuit-il, "les investisseurs, comme tout le monde, devront s'habituer au fait que Covid-19 est là pour rester, et que nous devrons tous apprendre à vivre avec, ainsi qu'avec son impact sur notre vie quotidienne."

Les pays continuent d'organiser les mesures de relance. A l'échelle européenne, le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel se rencontrent lundi à Meseberg (Allemagne) pour discuter des moyens de parvenir à un accord rapide sur le plan de relance européen.

"Même si le plan de relance européen est imparfait, il s'agit d'un pas décisif vers plus d'intégration budgétaire au niveau de l'Union", note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Il estime que "l'action décisive de la BCE depuis le début du mois de mars, (..) couplée au stimulus budgétaire européen devrait poser de bonnes bases pour la future reprise économique, lorsqu'elle commencera à émerger."

Au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique Boris Johnson dévoile mardi selon les médias un vaste plan, fondé sur la construction d'infrastructures, pour soutenir l'économie britannique.