La Bourse de Paris peinait à accrocher un cap (+0,09 %), ne se montrant pas pleinement convaincue des propos rassurants du président de la Fed concernant l'inflation, avant d'autres interventions de membres de la Banque centrale américaine.

Vers 09H38 (08H38 GMT), l'indice vedette CAC 40 grappillait 5,26 points à 5.785,10 points, au lendemain d'une progression de 0,22 %.

"Les investisseurs craignent de plus en plus que le bond attendu de l'inflation n'entraîne un durcissement considérable des conditions financières en zone euro", ce qui aurait des répercussions négatives sur les marchés actions, relève Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

"Nous sommes donc dans une période charnière" pour ces derniers: "les banques centrales vont devoir convaincre de leur capacité à endiguer tout sursaut durable d'inflation, ce qui ne va pas être une tâche aisée", complète-t-il.

Ainsi les propos du président de la Fed, Jerome Powell, s'ils ont temporairement apaisé les marchés mardi, permettant aux indices américains de rebondir de leurs plus bas et à la flambée des rendements obligataires de ralentir, n'ont semble-t-il pas pleinement convaincu les investisseurs.

"Jerome Powell a rassuré à court terme mais les marchés ne donneront pas leur blanc-seing à la Fed. Même si les banquiers centraux américains ne sont pas inquiets vis-à-vis de l'inflation et assurent qu'une éventuelle poussée sera temporaire, les investisseurs pourraient faire preuve durablement d'une plus grande nervosité", indique pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

La Bourse de Londres ouvrait dans le rouge, le FTSE-100 abandonnant 0,47 %. De son côté, la Bourse de Francfort se relevait après la baisse de la veille, le DAX reprenant 0,44 % à l'ouverture.