"Un début de semaine positif est attendu sur les marchés européens dans le sillage d'une séance asiatique similairement positive avec l'indice Nikkei 225 à ses plus hauts niveaux depuis 1991 et des Bourses chinoises qui progressent dans l'espoir que les tensions commerciales avec les Etats-Unis et la Chine commencent à s'atténuer en 2021", écrit Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

"Les marchés semblent ne pas se soucier de l'éventualité d'un résultat électoral [américain] contesté et semblent être déjà passés à l'étape d'après", poursuit-il dans une note.

La Bourse de Paris se réjouissait (+1,49%) de la victoire annoncée de Joe Biden à l'élection présidentielle américaine qui fait passer au second plan la dégradation de la situation sanitaire. A 09H20, l'indice CAC 40 avançait de 72,12 points à 5.033 points. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,46% à l'issue d'une semaine remarquable.

La Bourse de Londres a ouvert en nette hausse (+1,56%).

La Bourse de Francfort débute dans le vert également (+1,80%).

Le démocrate Joe Biden, qui a remporté le scrutin présidentiel américain, sera investi le 20 janvier prochain, mais le président Donald Trump ne veut pas concéder sa défaite, arguant de "fraudes" électorales sans fournir de preuves et intentant des recours judiciaires.

La bataille électorale américaine va se déplacer désormais vers le Congrès où la majorité au Sénat se jouera lors de scrutins serrés en Géorgie en janvier.

"La principale question pour les marchés est la capacité d'une administration Biden à passer des compromis avec la majorité très probablement républicaine du Sénat", souligne Hervé Goulletquer, stratégiste de LBPAM.

Les investisseurs semblent toutefois trouver leur compte dans un Congrès potentiellement divisé.

"Historiquement et contrairement à ce qu'on pourrait penser, un Congrès divisé a toujours été préférable pour les (marchés) actions, qui ont tendance à aimer le fait qu'un parti n'ait pas trop d'influence", indique John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

Pour l'heure, le président élu Joe Biden met en place dès lundi une cellule de crise pour tenter de juguler la pandémie dans son pays, de loin le plus affecté de la planète.