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Les Bourses européennes tentent de positiver ce mardi, après avoir été sévèrement affectées lors des séances précédentes par la relance du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

Vers 14h10, l'indice bruxellois Bel 20 grappillait 0,5%, son homologue parisien le CAC 40 gagnait 0,94%. Wall Street s'apprêtait à également à faire son retour dans le vert. 

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,81%, l'indice élargi S&P 500 0,90% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 1,05%.

"L'accalmie sur le marché des changes a permis à l'indice parisien" de reprendre des couleurs "même s'il est encore loin d'avoir récupéré toutes ses pertes et que globalement la situation reste tendue", a noté auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

Alors que les investisseurs se remettaient à peine de la réunion de la Réserve fédérale américaine, pas assez accommodante à leur goût, Donald Trump avait jeudi soir mis le feu aux poudres en déclarant que son administration allait infliger des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois.

En représailles, Pékin avait demandé à ses entreprises publiques de cesser l'achat de produits agricoles américains.

La tension s'est également portée sur le terrain monétaire, la Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, laissant baisser le yuan. Cependant, le taux pivot de la monnaie chinoise fixé mardi par la Banque centrale chinoise s'est révélé moins bas qu'anticipé par les marchés, entraînant un relatif soulagement sur les indices asiatiques et européens.

"La relance de la guerre commerciale a créé beaucoup de tensions et de craintes sur un marché qui était à son zénith et qui avait déjà assimilé les annonces des banques centrales. Il s'est retrouvé en plein mois d'août face à toutes ces mauvaises nouvelles", a poursuivi M. Tuéni.

A ce stade, selon lui, "seule une déclaration du patron de la Fed ou un tweet plus amène du président américain pourrait véritablement inverser la tendance".

Du côté des indicateurs, l'Allemagne a publié ses commandes industrielles pour juin, marquées par un bond de 2,5%, bien au-dessus des attentes des analystes, de quoi redonner un peu d'entrain aussi aux marchés européens, très inquiets de la fragilité de la première économie de la zone.

La séance ne compte pas d'autres chiffres de premier plan.